Mon paradis de Benoît Charlat (Ecole des loisirs, Loulou & cie)

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C’est l’histoire d’un petit bonhomme qui imagine ce que pourrait être son paradis : il y voit de l’eau, de l’herbe, des bons fruits, tout un tas de choses qui lui plaisent beaucoup et le réjouissent très fort. Mais, ne manquerait-il pas quelque chose ? Il ne voit pas, non. Pourtant… Un album qui s’adresse aux plus petits (0-3 ans) et qui exprime l’idée du plaisir de partager !


 Non-non le hérisson d’Hélène Chetaud (Casterman)

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Un des grands classiques pour les nouveaux-nés (dès quelques mois), c’est le livre marionnette. D’un tout petit format, solidement cartonné, le livre possède en son centre une petite peluche creuse dans laquelle on glisse son doigt pour traverser les pages et mimer le contenu. Ici, on suit Non-non le petit hérisson qui dit toujours… Non ! Non au bain, non pour jouer, etc. Sauf à la dernière proposition, car Non-non est un petit gourmand ! Succès assuré, moyennant une petite interaction parentale 🙂


Un… monde merveilleux ! d’Antonio Ladrillo (trad. espagnol Florence Barrau) (Les Fourmis Rouges)

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C’est un album qui tient de l’imagier, tout en ouvrant sur plusieurs explications possibles (disons plusieurs niveaux de lecture). Ainsi, si l’image du papillon en mouvement est associée au texte : »Un… vol superbe ! », « Un… repas délicieux !« , en revanche, est représenté par un dessin de moustique en train de piquer un bras. Le graphisme est très épuré et les couleurs douces, et la promenade proposée est riche. C’est une vision du monde adaptée à celle du lecteur (pour les 2 ans),  pour qui tout est découverte perpétuelle et – normalement – tout est source de joie.


D’une petite mouche bleue de Mathias Friman (Les Fourmis Rouges)

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« Il était une fois une mouche bleue, une toute petite mouche avec des yeux globuleux. » Elle vient de terminer son repas (elle s’est ré-ga-lée) et poursuit son chemin, quand, soudain, elle croise le chemin d’une grenouille, qui, hop, d’un coup de langue, la mange. Et devient peu à peu bleue. Et poursuit son chemin, quand, soudain, etc. La maison d’édition parle de « conte randonnée » et j’aime beaucoup cette appellation. De repas en repas, on visite la chaîne alimentaire (la boucle, devrais-je dire…), avec son lot de gravité mais aussi une bonne dose d’humour scato (et on sait comme ça plaît aux 4 ans – l’âge préconisé). A noter, la petite tournure des phrases qui revient comme une ritournelle, et surtout la grande beauté des illustrations qui sont d’un luxe et d’une précision assez époustouflants.


La princesse de la serpillière de Susie Morgenstern (Ecole des loisirs, Mouche)

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Il était une fois une jolie princesse qui nourrissait une passion totale pour le ménage. Elle aimait ça plus que tout, travaillait d’ailleurs très bien à l’école car elle envisageait d’entrer à l’E.N.S.T.A.M., l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques des Arts Ménagers. Hélas ses parents jugeaient que c’était incompatible avec sa condition de princesse, et d’ailleurs ils voulaient qu’elle fasse l’E.N.A., l’Ecole Nationale d’Administration ou l’Elite Nationale Acharnée. Elle avait calculé qu’il lui restait huit ans à se brimer avant d’être enfin libre de laisser libre cours à sa passion. Et à la fin… Un petit conte drolatique destiné aux 7-10 ans qui distille sous sa fantaisie toujours joyeuse un solide message.


 Atelier Montessori Les formes de Bobby et June George (La Martinière Jeunesse)

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C’est un petit peu déconcertant pour un adulte que ce livre soit proposé à partir d’un an, pourtant la méthode Montessori a fait ses preuves en terme de pédagogie et ce qui peut nous sembler aride au premier abord doit certainement trouver son chemin dans l’esprit des tout petits. Cet imagier au format tout carton offre une bonne préhension et ses couleurs contrastées sont agréables à l’oeil. L’enfant découvre les formes géométriques en en touchant d’abord les contours (incrustations), puis en les voyant illustrées par un objet du quotidien (une tarte pour le cercle, par exemple), enfin, il apprend le nom de la forme. A tester en situation réelle (ce que je n’ai pas encore pu faire).


 Si tu ne vas pas te coucher… d’Ingrid Chabbert et Séverine Duchesne (Frimousse)

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C’est l’heure d’aller au lit mais Louis n’en a pas envie (ça vous rappelle quelque chose ? ;)) Sa maman lui déclare alors des prophéties toutes plus farfelues les unes que les autres, jusqu’à ce que l’une d’entre elles se « réalise »… J’aime beaucoup le format et les illustrations de cet album, qui est un très bel objet, en revanche je suis un peu plus dubitative en ce qui concerne l’histoire : je ne peux pas m’empêcher de voir un accent de menace aux prophéties certes absurdes, qui me dérange, surtout que le petit bonhomme auquel ce livre est destiné vit à une période de peurs irraisonnées. Mais peut-être est–ce là crainte d’adulte et tout au contraire ce livre pourrait se révéler un exutoire parfait ? A voir.


 Plus gros que le ventre de Michaël Escoffier et Amandine Piu (Frimousse)

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Sur la couverture, il manque le « s » à gros, parce que le monstre est en train de le manger ! D’ailleurs, sur la page de présentation, quand on ouvre le livre, il manque carrément le « o » : « plus Gr que le ventre« , ça donne. C’est qu’on a ici affaire à un monstre très, mais alors TRES gourmand. A toutes les pages le petit lecteur est prévenu, attention, très attention, ce monstre-là mange tout. Il commence par toutes les pommes des illustrations, puis tous les arbres, puis carrément toutes les vaches ! Et il y avait beaucoup, de tout, ça faisait un peu comme dans « Où est Charlie » et on n’avait pas assez d’yeux pour regarder tous les nombreux détails. Et puis le monstre nous voit. S’approche. Encore. Nous prévient, il sent qu’il va… il sent qu’il va… et nous on se cache, il va nous manger ! Mais… Chute rigolote comme tout qui prolonge sa malice en 4° de couv. Bourré d’humour !


Splat A present for Mom and Dad de Rob Scotton (Nathan)

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Pour les petits bouts à partir de 5 ans, les aventures de Splat sont proposées en VO ! Des phrases très courtes, illustrées de manière à pouvoir les comprendre en contexte, une histoire très quotidienne (la fratrie rivalise d’ingéniosité pour fabriquer de leurs propres pattes un cadeau pour les parents, avant d’unir leurs efforts et de voir les mouettes tout gâcher) et surtout un cahier de jeux très bien réalisé à la fin. Outre la traduction (de Christophe Loupy), différentes petites choses ludiques sont proposées pour s’assurer de la bonne compréhension et pour permettre de mémoriser quelques mots d’anglais. L’ensemble me paraît très réussi. A noter l’existence d’une application pour écouter le texte lu en VO.


 Splat goes to the doctor de Rob Scotton (Nathan)

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C’est un jour très spécial pour Splat et il s’en réjouit : après l’école il va chez le docteur pour un bilan. Mais ses petits camarades lui racontent tout un tas de choses sur les visites chez le docteur, et quand arrive l’heure, il n’a plus tellement envie d’y aller… Heureusement, tout se passera très très bien et comment aurait-il pu en être autrement avec une doctoresse qui s’appelle Heffen-Feffer ? A noter deux petites coquilles dans le texte qui peuvent déstabiliser cette lecture en vo :/


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