« Trop parlé, je fais. Pas assez couru. »

La voix du couteau de Patrick Ness
(Le chaos en marche 1.)
Gallimard Jeunesse 2009, 529 pages
Traduit de l’anglais par Bruno Krebbs

J’avais déjà lu ce premier tome de la trilogie « Le chaos en marche » à sa sortie, mais n’en ai pas gardé trace, ni dans mes notes, ni avec précision dans ma mémoire. Néanmoins, ayant décidé de lire les trois tomes maintenant qu’ils sont tous en édition poche, je me souviens de mon agacement, qui s’est vu réitéré. Nous sommes sur une planète qui a été colonisée depuis peu, et où les premiers colons ne vivent pas exactement heureux. D’abord, il y a le *bruit*, ce phénomène qui rend les pensées des hommes et des animaux audibles pour les autres. Ensuite il y a les tarés (ou ceux que le bruit a rendu fous) qui ont édicté des lois insensées et barbares. Et puis il y a Todd, qui va bientôt avoir treize ans et donc devenir un homme, après un rituel dont il ignore encore tout. Il ne sait d’ailleurs pas grand chose, notre ami Todd, et ce premier tome va se charger de lui déciller les yeux… Rien à dire au niveau de l’histoire, qui est prenante et dont on a envie de connaître les tenants et aboutissants. Mais tout de même, quelles similitudes fatigantes avec Stephen King ! En 4° de couverture, l’auteur déclare que sa seule règle a été d’écrire le genre de livre qu’il aurait aimé lire adolescent, on n’a aucun doute sur ce qu’ont été ses lectures, et son style ici tient plus de l’imitation que de l’influence. J’enchaîne directement avec la suite, en espérant que l’histoire me prendra suffisamment pour que j’oublie le reste.

« – Ils n’avaient pas d’école, là d’où tu viens ? Tu n’as donc rien appris ?
– L’histoire, elle a pas tant d’importance quand t’essayes juste de survivre, je crache.
– Et pourtant, c’est justement là qu’elle compte le plus.« 

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