Le grand n’importe quoi de J.M. Erre
Buchet Chastel 2016 & Pocket 2017 253 pages

« Mais Lucas, mammifère terrien trentenaire, était écrivain. Donc pauvre. Qui plus est, écrivain de science-fiction. Donc on ne se moque pas. »

Les romans de Jean-Marcel Erre, ça passe ou ça casse. Je me souviens avec une grande précision avoir été la seule à le défendre lors des délibérations du Prix Orange du Livre 2014, où sur quinze personnes pas une ne considérait qu’il méritait d’entrer dans la liste des trente, pire, pas une n’avait terminé le roman (« La fin du monde a du retard »). Et vraiment, je ne comprends pas. Moi quand j’ouvre un de ses romans je m’amuse tout de suite, c’est immédiat, j’ai un grand plaisir à suivre l’intrigue qui n’est jamais aussi premier degré qu’une lecture inattentive pourrait le laisser croire. Ce « grand n’importe quoi » se penche sur la science-fiction, et à la manière d’ « Un jour sans fin » replace un certain Arthur systématiquement à 20h42, dans la soirée du 7 juin 2042. Ce qu’il vit présente un certain degré de raisonnabilité, considérant que la société française de 2042 a déjà subi un certain nombre de modifications profondes. Mais quand même, c’est du lourd 🙂
Comme d’habitude, toutes les formes d’humour sont convoquées (absurde, loufoque, grinçant, de répétition, comique troupier etc.), la littérature est discutée, mise en scène, abondamment référencée et – pour ce qui me concerne – célébrée.

Je ne suis pas la seule à aimer : La Livrophile, SBM, Clara, Dasola, Cathulu, … entre autres !

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