Seules les bêtes de Colin Niel
Rouergue Noir 2017 212 pages

« Je sais pas comment c’est pour les autres, mais moi la solitude, je dirais pas que je l’ai voulue. »

On est en montagne et ici c’est le domaine des brebis. Alice, la première narratrice, est assistante sociale. Elle visite souvent les éleveurs, les aide le mieux possible à obtenir toutes les subventions auxquels ils ont droit, assure un lien et une présence. Parce qu’avec les brebis, c’est la solitude qui règne aussi. Un pays difficile, surtout l’hiver, la légende de « la tourmente », ce vent d’hiver qui se déchaîne parfois sur les sommets, est dans toutes les têtes. Une femme disparaît. Chacun leur tour cinq narrateurs vont reconstituer le mystère, nous entraînant non seulement sur des pistes différentes mais surtout dans des atmosphères aux antipodes. Une claque ! Il est totalement impossible d’anticiper quoi que ce soit et la plume de Colin Niel est magistrale : elle insuffle une vie incroyable à chacun des univers qu’il propose et semble lancer des ricochets de narrateur en narrateur, tous plus parfaits les uns que les autres. A lire absolument.

C’est Jean-Marc qui m’a donné envie.

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