Trop de lumière de Marinette Levy
Plon, 2017, 230 pages

« Ces victoires, cette reconnaissance, ça m’a fait plaisir sur le moment, cet amour des gens du métier, mais ce que je vois sur les photos de cette soirée, ce sont des collègues de bureau qui se congratulent sans fierté et qui s’embrassent sans s’aimer. A quoi bon tout ce cirque ? »

C’est un premier roman et on sent que Marinette Levy connaît bien l’univers qu’elle explore ici : Léo Rivière est une star, chanteuse de variété solidement établie dans le paysage audiovisuel français depuis des décennies. La quarantaine bien entamée, soudain, elle doute, elle perd lentement mais sûrement le sens de tout… J’ai aimé les descriptions précises de la vie d’une chanteuse (le tournage de l’émission télé, l’univers des tournées, la promo incessante, le rapport aux autres totalement décalé etc.) mais me suis heurtée d’emblée à un problème de projection : je n’arrivais pas à imaginer une chanteuse de variétoche célèbre à ce point et encore dans le coup, je tentais de visualiser une Sheila/Britney Spears et ça ne me menait nulle part; ensuite l’héroïne est imbuvable, vraiment, et on a du mal à réellement s’intéresser à ses états d’âme quand son comportement est en permanence tellement infect. « A-t-on le droit de ne plus avoir envie de rien quand on a tout ? » interroge la 4° de couv, mais ce qu’a Léo Rivière c’est surtout le melon, et j’aurais aimé un peu plus de nuances.

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