Va jouer avec le petit garçon ! de Clémentine Beauvais et Maisie Paradise Shearring (Sarbacane)

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C’est un petit garçon qui va au parc avec maman et qui a envie de jouer avec lui-même, c’est-à-dire tout seul, il a une riche vie intérieure et tout simplement parfois c’est ce dont on a envie : jouer avec soi-même. Mais c’est toujours pareil avec maman, dès qu’elle voit un enfant tout seul il faut qu’elle l’envoie jouer avec. Mais si c’était un monstre déguisé en enfant ? Ou pire… Une histoire riche et intense qui emmène le petit lecteur dans les méandres d’une imagination nourrie, avec des illustrations de folie emplies de mille détails. A partir de 5 ans.


C’est un livre de Lane Smith (Gallimard Jeunesse, trad. Jean-François Ménard)

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Un petit singe est plongé dans un livre, son ami le petit âne arrive avec son ordinateur. Il lui demande : « Qu’est-ce que c’est que ça ? », « C’est un livre », répond le singe. L’âne, perplexe (mais curieux, il faut lui reconnaître ça :)) pose alors une myriade de questions, mettant en opposition (en creux) les possibilités technologiques et celles d’un livre. A travers ce prisme, le livre semble bien pauvre : on ne peut pas faire défiler le texte, s’en servir pour chatter, il n’y a pas de souris (sauf sous le chapeau du singe), les personnages ne peuvent pas faire de combats à la demande, ça n’envoie pas de textos, ne va pas sur Twitter, ne fonctionne pas en Wi-fi et, comble du comble, ça ne fait pas : « toOT ». Non, c’est un livre. L’île aux trésors, même, d’après l’extrait. Les questions reprennent, les « manques » du livre aussi. Puis l’âne se met à lire. et lit. Lit encore. Et ne veut plus rendre le livre ! Petit singe n’a plus qu’à aller à la bibliothèque, en chercher un autre… Un album formidable qui, dès 4 ans, montrera bien aux enfants qu’un livre a en lui la possibilité de parler directement à leur imaginaire, de les extraire du moment présent, et tempérera un peu leur appétence pour les tablettes et autres ordinateurs. C’est empli d’humour et les illustrations sont d’une réjouissante malice.


Björn six histoires d’ours de Delphine Perret (Les Fourmis Rouges)

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Je surveille de près les Pépites décernées au salon de Montreuil, elles sont rarement usurpées, et Björn le prouve encore une fois : six petites histoires aussi simples que douces, tricotées le long d’un fil absurde et poétique. Björn est un ours heureux entouré de nombreux amis, il y a par exemple le hibou qui aime décréter des « journées de », de fête des cafards ou de grand ménage mais dans l’histoire présentée, c’est la visite médicale; il inspecte les animaux un par un et a des tas de critères très précis à surveiller; Björn ne les remplira pas tous… Qu’il gagne un canapé à un tirage au sort ou échange des cadeaux avec une petite fille par courrier, Björn est souvent très occupé mais parfois aussi il ne fait rien. Rien. Ce sont alors des journées qu’il a hâte de recommencer le lendemain… On entre dans cet univers sur la pointe de ses pages joliment vertes et on s’y sent merveilleusement bien, entre le texte d’une longueur parfaite (ni trop, ni trop peu) et les illustrations qui invitent au pas de côté, à l’observation tranquille. A partir de 5 ans.


Amuse-toi avec Barbotine ! (Les livres du Dragon d’Or)

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Un livre-jouet dans la famille Barbapapa, qui nous présente Barbotine. C’est l’intello de la famille, d’ailleurs, elle connaît toutes les lettres de l’alphabet, sait écrire avec une plume ou avec son ordinateur, elle a lu beaucoup de livres (et elle a aimé ça, il n’y a qu’à voir son sourire), elle boit trop de café, mais ça ne l’empêche pas de dormir (ouf). Bref, elle est sympa, Barbotine, comme tous les Barbapapa !


Moi, Albert, détestateur de livres d’Ingrid Chabbert et Guridi (illustrations) (Frimousse)

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Dans la famille d’Albert, tout le monde lit. Sa mère lit partout (dans son bain, dans le bus, en rêvant et en mangeant), son père lit 23 livres par mois (et en plus, y a pas d’images à l’intérieur !) et sa grande soeur leur parle tellement des romans qu’elle lit le soir au dîner que parfois, il s’en endort dans ses petits pois. Mais lui, Albert, ne peut pas voir les livres en peinture. Il ne peut pas les sentir. Il ne peut pas les encadrer. Bref, c’est un détestateur de livres. Et comme on continue à lui en offrir plein, il va les entreposer dans la cabane au fond du jardin. Un jour, il tombe sur un lapin en train d’en lire un. Pas très content, ce sont SES livres quand même, il l’observe jour après jour passer par toutes les émotions tandis qu’il continue à lire, lire, lire. Alors finalement il se décide, par pure curiosité, à en ouvrir un. Et… « Quand on goûte à ces choses-là, on ne peut plus s’en passer ! » Un album absolument incontournable tant il présente en toute simplicité la magie de la lecture. Bien sûr qu’on a le droit de ne pas aimer lire ! Evidemment qu’on peut aussi changer d’avis ! Bien entendu il y a mille et une raisons de décider un jour d’ouvrir un livre (ou pas) ! Assurément il n’y a pas de gène de la lecture, mais certaines rencontres qui se font (ou pas) ! Le tout servi par un graphisme original qui intègre différentes techniques pour un rendu vivant, dans un très grand format permettant une imprégnation maximale. Coup de coeur !


Connais-tu Pouf ? de Corinne Dreyfus (Frimousse)

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Les petits enfants des vallées ont peur le soir, au moment du coucher : un terrible Aaaaaaaaaaaah ! retentit et rebondit de maison en maison, qu’ils ne peuvent s’empêcher de relayer à leur tour. C’est Pouf, le gros ours brun poilu qui vit dans les montagnes qui est l’auteur de ce terrible Aaaaaaaaaaaah !, tous les soirs à la nuit tombée. Connais-tu Pouf ? Cet album te le présente… Eloge du bâillement, cette histoire au texte minimaliste et au graphisme comme pixelisé inquiète avant de parfaitement rassurer, et met en scène les petites et grandes frayeurs qui peuvent perturber un coucher serein. Tout se termine par un Chhuuuutt murmuré et des petits enfants qui dorment parfaitement bien !


 La souris de Fiona Watt (texte), Rachel Wells (Illustrations) (trad. Renée Chaspoul) (Usborne)

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Dans les tous premiers mois le livre tissu est un indispensable, d’abord parce qu’on peut le positionner facilement n’importe où pour les phases d’observation pure puis dès que la préhension, même malhabile ou involontaire, est en cours d’acquisition, il se prête à toutes les manipulations. Celui-ci est de couleur bien vive, raconte une petite histoire toute simple et est vendu dans un petit sac en plastique épais avec deux points de fermeture velcro, ce qui peut amuser les grands frères, par exemple (ouvrir, fermer, ouvrir, ils ne lassent jamais).


Mon tout premier livre de berceau de Stella Baggott (Usborne)

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Celui-ci se différencie du livre tissu par ses liens, il est destiné à être noué sur les barreaux du lit de Bébé, l’entourant alors soit d’animaux dans la forêt, soit (en le retournant) par ces mêmes animaux dans l’espace. Bien sûr, il est également en tissu tout doux de manière à pouvoir être touché sans problème. Idéal pour accompagner l’endormissement.


Peppa Pig c’est l’heure du bain ! (Hachette)

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Quand un bébé arrive dans une famille, vous ne vous trompez jamais en offrant un livre de bain : il sera mâchouillé, sucé, tripoté, plongé violemment dans l’eau, feuilleté attentivement ou transformé en bateau imaginaire, mais en tout cas il sera utilisé. Si en plus il parle de Peppa Pig, c’est le carton assuré !


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