Le contorsionniste de Craig Clevenger
Le Nouvel Attila, 2016, 318 pages
Traduit de l’américain par Théophile Sersiron (The Contorsionnist’s Handbook 2002)

« Il y a les prédateurs, les proies et les mollusques. Et il y a les charognards. »

C’est l’histoire d’un type pas banal, que l’on rencontre « en pleine action » : alors qu’il est évalué par un psy. « Le psy idéal a les cheveux mal coupés, un pull pastel, une alliance et une montre. » Des crises de migraine atroces le plongent périodiquement dans une quête effrénée aux anti-douleurs, il avale à peu près n’importe quoi et dans n’importe quelle quantité pour faire cesser l’insupportable douleur, ce qui l’amène régulièrement à l’hôpital où, après l’avoir purgé, un psy est chargé d’évaluer le risque qu’il représente pour lui-même et les autres. A-t-il tenté de se suicider ? Rôdé à ces entretiens, il cherche par tous les moyens à sortir rapidement, car il ne peut en aucun cas être identifié. Qui est-il vraiment et pourquoi fuit-il ainsi sous diverses identités ? On l’apprend tout au long des 318 pages qui agissent par cercles concentriques pour capturer et augmenter notre intérêt. Ce narrateur est absolument fascinant dans sa complexité et dans la manière dont il se débat avec les cartes pipées qui lui ont été distribuées à sa naissance. Ca ne ressemble à rien de ce qu’on a pu déjà lire, c’est un roman qui crie entre ses pages, c’est du noir de chez noir et c’est vraiment puissant. A lire !

C’est Ys qui m’a donné envie.

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