Nous sommes restées à fixer l’horizon de Mona Hovring
Noir sur Blanc Notabilia 2016 156 pages
Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud

« Je m’ingénie à avoir le moins de désirs possible; souvent, les désirs ne contiennent que de la peine et du languissement dans leur traîne. »

C’est l’histoire d’une émancipation et elle ne tient que par son style, que l’on doit forcément à Jean-Baptiste Coursaud, dont la langue enchante : « Je m’ingénie à avoir le moins de désirs possible; souvent, les désirs ne contiennent que de la peine et du languissement dans leur traîne. » ==> le choix des mots, leur précision, leur musique, tout m’enchante dans ces phrases. Olivia, jeune norvégienne qui s’empoussière dans un travail à l’usine, quitte mère particulière et Norvège natale pour profiter de l’héritage de tante Agot, une maison en Islande. Ce faisant, elle s’autorise à être elle-même et tombe amoureuse d’une femme. Si j’ai aimé la première partie qui nous présente Olivia et son monde (et surtout les raisons de ses nombreux blocages), je n’ai pas tout suivi dans la deuxième et ai été quelque peu désarçonnée par les dialogues un peu abrupts.

Merci Cathulu !

 

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