L’art et la manière de conclure en beauté de Lauren Weisberger
Fleuve éditions 2016, 440 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Christine Barbaste (The Single Gam 2016)

« – Tu vois ce que je veux dire…
– Tout à fait. Je suis sûre qu’on peut se sentir seule quand on voyage autant. En permanence. Ta vie ne ressemble ni de loin ni de près à une vie normale. Et l’histoire a montré que tu es une monogame en série. Crois-moi, j’ai beaucoup réfléchi à tout ça. Avec Ronin, on se dit souvent que ça doit être extrêmement dur pour toi.
– Tu es sérieuse ? s’exclama Charlie en se tournant vers son amie. C’est tout ce que tu as trouvé pour me réconforter ? « Avec mon fiancé, on se dit souvent que tu as une vie de merde ? »« 

C’est le sixième roman de Lauren Wiesberger qui a connu le succès dès son premier (« Le diable s’habille en Prada ») et qui poursuit tranquillement son chemin dans la chick lit. S’intéressant cette fois au monde du tennis professionnel, elle met en scène une jeune femme, Charlie, 25 ans, 23° mondiale. Être vingt-troisième c’est bien, mais ce n’est pas génial. Brave fille, polie, bien élevée, cordiale et bosseuse, Charlie se laisse peut-être un petit trop faire de manière générale dans la vie et quand elle se blesse à cause d’une négligence de sa coach de toujours elle opte pour un grand changement : elle la vire et fait appel au meilleur. Sous son impulsion, elle modifie son image médiatique du tout au tout et apprend à devenir une guerrière. Mais tout à un coût et est-elle au fond prête à le payer ?… On n’échappe pas à une certaine dose de mièvrerie mais la plume est efficace. En dehors de l’intrigue proprement dite, j’ai trouvé l’exploration du monde tennistique crédible (et passionnante) et l’ambiance résolument moderne. Pour qui aime le genre, c’est réussi.

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