L’anniversaire d’Edmond d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant (Nathan)

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La série « Edmond et ses amis » est préconisée à partir de 4 ans mais je pense qu’on peut essayer dès 2 ou 3 ans, ça fait partie de ces livres que les petits apprécieront différemment en grandissant. C’est donc l’anniversaire d’Edmond et il attend mille joies de cette journée. Avant de sortir, il se fait particulièrement beau et n’est qu’espoir et excitation. Seulement, tous les amis qu’il rencontre sont très occupés et personne n’a l’air de se souvenir que c’est un jour très spécial. Pire, personne n’a le temps de vraiment lui parler. C’est bien déçu et passablement triste qu’Edmond rentre chez lui, se disant qu’il n’est pas si grand que ça, finalement, malgré son année de plus. Mais là, SURPRISE !… Une série très colorée qui a le mérite d’explorer un petit peu plus loin que le quotidien.


Eliott n’aime pas qu’on l’embête de Françoise de Guibert et Olivier Latyk (Gallimard)

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C’est une situation de la vie courante de tout parent : au parc, un autre enfant embête le nôtre; comment réagir ? Cet opus de la série Eliott (destinées aux 2-4 ans) décrypte tout en douceur les options possibles : d’abord, ne pas insister, proposer un détournement de l’attention, car neuf fois sur dix les chamailleries vont se transformer toutes seules en jeux ensemble sans problème. Néanmoins, il faut marquer l’opposition et montrer qu’on est là pour protéger, sachant que le parent de l’enfant qui pose problème se fera fort d’intervenir lui aussi (normalement). On apprécie les petits volets à soulever et la chute malicieuse (tout comme on note que le papa est toujours fort occupé à faire autre chose que de regarder Eliott ;o))


Le copain de la fille du tueur de Vincent Villeminot (Nathan)

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C’est une histoire d’amour mais c’est loin de n’être que ça : la rencontre entre Selma et Charles est entourée d’un humour féroce (très beau personnage que ce Touk-Ernest), d’un brin de magie (au sens paranormal), d’une violence certaine (à base de narco-trafiquant) et de pas mal de pathos tout de même, il faut bien le dire. Le père de Charles est un (que dis-je, un, non, « le ») poète Suisse qui ne s’est jamais remis de la perte de son grand et unique amour, et on assiste à son agonie. C’est un roman pour adolescents à partir de 14 ans et si la première partie est accrocheuse et la plume efficace, j’ai trouvé que ça s’éparpillait au fur et à mesure de la progression pour se terminer trop violemment. A mon goût.


La chasse au tuc-tuc-tuc d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant (Nathan)

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Cette nouvelle aventure d’Edmond (et ses amis) nous plonge dans les craintes irraisonnées du monde nocturne : ces moments où les objets perdent leurs contours et les bruits, que l’on identifierait sans problème la journée, prennent des résonances effrayantes. Ainsi en est-il du tuc-tuc-tuc qui s’infiltre dans la tête d’Edmond tandis qu’il peine à s’endormir. Heureusement ses amis sont là pour explorer la nuit en sa compagnie et permettre finalement l’endormissement… jusqu’au matin où ce tuc-tuc-tuc perd son mystère ! Un album empli de poésie qui rend la nuit belle et calme.


 Liv et Emy fêtent Noël d’Eve Hermann et Roberta Rocchi (Mes petites histoires Montessori)  (Nathan)

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Dans l’univers Montessori, on ne raconte pas de sornettes aux enfants, ainsi est-il ici dit que oui, le Père Noël existe, mais dans les histoires, et que ceux qu’on croise dans la rue sont des personnes déguisées. Mais en emballant les cadeaux avant d’aller fêter Noël chez les cousins, Liv et Emy décident de faire semblant d’y croire, elles aussi, parce que tout le monde, même les adultes,  en paraît réellement convaincu. D’ailleurs, elles doutent, malgré les explications de leur mère… Un album qui rend bien ce sentiment de magie impalpable autour de Noël.


 A l’école des abeilles de Nadia Shireen (Nathan)

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Où l’on fait connaissance avec le tout premier bourson au monde… Parce que l’ours Bernard, comme tous les ours bien sûr mais peut-être un petit plus quand même, aime vraiment beaucoup beaucoup le miel, et qu’en dénicher présente tout de même quelques risques, il décide de se déguiser et d’aller à l’école des abeilles, où il témoigne de tellement d’enthousiasme qu’il se fait vite accepter par tout le monde. Tout le monde ? Pas tout à fait, car Agathe, une abeille plutôt intelligente (d’ailleurs, elle porte des lunettes) a des doutes. Alors… Un album très attachant car il allie une bonne histoire à de solides illustrations, et permet surtout ces variations de ton et ces répétitions qu’adorent les enfants. Aussi sympa à détailler qu’à lire à haute voix ! Dès 3 ans.


T’choupi a de nouveaux habits de Thierry Courtin (Nathan)

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S’il y a bien une histoire ici elle est pur prétexte : il s’agit en réalité à amener l’enfant à « lire » les images qui remplacent un mot dans une phrase. Nous explorons l’univers des vêtements, et tout y passe, des chaussettes à l’anorak en passant par le maillot de bain. En fin d’ouvrage, une liste avec les mots écrits à gauche et leur illustration à droite, charge à l’enfant de les associer correctement.


 Bouge, saute, cours ! de Sylvie Gouel et Lucie St Ges, illustré par Amélie Falière (Nathan)

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Préconisé à partir de 3 ans, ce livre-jeu demande une participation active d’un adulte pour cadrer les différentes activités proposées, ce que personnellement je ne goûte que modérément mais fort heureusement les parents sont là pour ça 😉 Quatre cordelettes sont fournies pour devenir un vrai indien sur les traces de Castor Agile, qui va demander de les placer de différentes manières afin de créer un petit pont, porter un bébé oiseau ou encore éloigner une nuée de moustiques, autant d’épreuves (parmi d’autres) qui parsèment le chemin pour rejoindre le village où nous attendent encore quatre autres épreuves.


 Doux, pas doux Mon imagier sensoriel d’Hector Dexet (Nathan)

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Je suis une grande fan des livres à toucher, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Préconisé à partir de 6 mois, il propose différentes matières à découvrir (de manière accentuée, mais c’est bien le but), incluses dans le corps d’un animal (une toute petite partie). Le plaisir consiste aussi, bien sûr, à décrire les sensations que tout cela procure en exagérant nos réactions.


L’histoire vraie de Zarafa la girafe de Julie Faulques (Nathan)

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« En Afrique, il y a deux cent ans, une girafe a été attrapée… pour servir de cadeau. » Racontée de manière adaptée aux enfants de six ans, voici l’histoire vraie de Zarafa. Capturée alors qu’elle n’est encore qu’un petit girafon, elle est destinée à Charles X, qui se situe à plus de 6000 kilomètres de là. D’abord la marche dans la brousse, puis le désert brûlant à dos de dromadaire (oui, oui, ficelée sur le dos d’un dromadaire, pour épargner ses pattes et son cou encore fragiles à cet âge), la traversée du Nil à bord d’une felouque, un grand voilier pour traverser la méditerranée, et après avoir passé l’hiver à Marseille pour se remettre de ses émotions et s’acclimater au froid français, ce sera 880 km à pattes en 42 jours avant l’arrivée – enfin – au Jardin des plantes où elle aura vécu, très admirée, une longue vie. Elle est aujourd’hui naturalisée au museum d’histoire naturelle de La Rochelle. Une histoire passionnante dont on prend en plus grand plaisir à observer les chouettes illustrations.


Au fil des saisons de Sylvie Gouel et Lucie St Ges, illustré par Laure du Faÿ (Nathan)

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Ce livre fait partie de la collection « Comme un grand » et propose un jeu autour des saisons. Faune et flore sont convoquées pour égrener hiver, automne, printemps et été et charge au petit lecteur de placer les magnets demandés (par exemple du muguet au mois de mai). Permettant d’affiner la perception des repères dans le temps (qui se met en place vers 4 ans), le jeu n’oublie pas un évènement trèèèès important dans la vie d’un enfant : son anniversaire. De facture classique mais efficace.

 

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