Pêcheur d’Islande de Pierre Loti
Folio classique, 242 pages

Dès sa parution, en 1886, « Pêcheur d’Islande » a été un grand succès littéraire et on comprend pourquoi. Pierre Loti, contemporain de Zola, avait peu de goût pour le naturalisme, son roman est pourtant précis sur tous les points (la pêche, les lieux, le rendu de la société bretonne etc.) mais ce n’est pas ce qui importe à qui le découvre de nos jours (mon cas, donc); non, ce qui saisit le lecteur, c’est d’abord et avant tout la mer, que l’on aborde comme un personnage à part entière (le récit de la noce est en ce sens indépassable) et la façon dont on ressent si parfaitement ce qui anime les personnages (ce moment du vaisseau « fantôme » m’a fait forte impression, par exemple). Et c’est également, bien sûr, une très belle histoire d’amour, mot que je pourrais mettre au pluriel d’ailleurs car outre Yann et Gaud j’ai été très sensible à l’attachement si fort entre Sylvestre et sa grand-mère. A lire.

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