American housewife d’Helen Ellis
Editions de la Martinière, 2016, 208 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sophie Brissaud

« En examinant les vieux couples, je constate que les épouses sont comme les soutiens-gorge : ce ne sont pas forcément les plus élégantes qui soutiennent le mieux. »

I think housewives are powerful and slightly deranged. But so am I!” déclare Helen Ellis, dans cette très intéressante interview (en anglais), où l’on apprend qu’elle joue au poker depuis l’âge de six ans (en tournoi et tout) et en a été le coach de Colson Whitehead, qui la qualifie de génie du bluff. Ses nouvelles, dans ce recueil vraiment étonnant, sont à cette image (bluffantes). Si elles parlent effectivement de femmes au foyer américaines, toutes s’engagent dans des directions différentes et ne cessent de déjouer nos attentes. Ruptures de rythme, de ton, d’univers, subtils décalages flirtant avec le dérapage, contemporanéité parfaite et humour féroce, on ne sait plus où donner de la tête et on n’a surtout pas envie que ça s’arrête. Que l’on suive une romancière sponsorisée par Tampax ou que l’on « chine avec les stars » (télé-réalité où des célébrités has been s’affrontent dans un concours d’achats de brocantes) (!), on se délecte des complaintes et avanies diverses qui sont le lot de nos héroïnes. A découvrir !

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