Comme si j’étais seul de Marco Magini
HC éditions, 2016, 198 pages
Traduit de l’italien par Chantal Moiroud (Comme fossi solo 2014)

Au Tribunal pénal international de La Haye, on s’apprête à rendre le verdict dans le procès d’un soldat serbe. Il a exécuté plus de soixante-dix personnes à lui tout seul un triste jour de juillet 1995. Il s’appelle Drazen et il plaide coupable. Le juge espagnol s’ennuie, ce n’est pas le procès qu’il escomptait, on s’occupe d’un sous-fifre. Des jeux de pouvoir (d’ego) s’établissent dans les coulisses. En contrepoint de leurs deux voix, celle de Dirk, un casque bleu, qui y était. La guerre sous l’angle de trois hommes que tout oppose.

C’est un premier roman et il a les qualités de ses défauts : il est sobre. Mais parce qu’il est sobre, on se fait complètement cueillir par l’air qui devient soudain irrespirable autour de nous et par l’impuissance infinie qui nous accable. Avec une trompeuse simplicité Marco Magini nous raconte la vérité, celle des documents précis et minutieux et celle du coeur des hommes. Imparable.

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