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Après avoir lu « Pas celle que tu crois », j’ai eu envie de lire les autres romans de Mhairi McFarlane, et s’ils ne sont que trois :

C’est pas moi, c’est toi
Parce que c’était nous
Comme si c’était toi

tous traduits par Odile Carton pour la collection Milady de Bragelonne, et malgré leur nombre conséquent de page (quatre à cinq cent pour chacun), je n’en ai fait qu’une bouchée. Ils ne correspondent en rien à ce que j’ai l’habitude de lire (ou d’apprécier), ce sont des romances pur sucre (et pas des comédies romantiques cette fois), les titres français sont effrayants de cucuterie et j’ai clairement frôlé le coma diabétique, mais.
Mais.
Je suis sous le charme de la plume !
Alors bon, pas de la plume-plume, puisque je les ai lus en traduction, mais de l’abattage de celle qui a concocté ces histoires et surtout (et plutôt même) de sa manière de faire progresser ses fils narratifs. Chacune des trois histoires est calquée sur l’exact même schéma : l’héroïne a la trentaine, deux ou trois amis très proches et très différents d’elle, un bon job dans lequel elle est compétente et s’épanouit, et s’est laissée traiter comme une bêtasse par la gent masculine. Elle est (ou se retrouve) célibataire et mettra six cent pages à s’apercevoir qu’elle a L’Elu sous les yeux depuis perpète.
Alors pourquoi ça fonctionne ?
Parce que c’est amusant, souvent, que c’est éminemment contemporain, aussi bien dans l’utilisation correcte du net (et des réseaux sociaux etc.) que dans la société décrite, qu’une certaine mise en abîme (ou tout au moins en perspective) est introduite (passages sur la romance Harlequin ou les héroïnes austeniennes par exemple), et, point crucial à mes yeux, il me semble que l’autrice ne se prend pas au sérieux; de ce fait, elle nous délivre un véritable divertissement qu’elle réussit à rendre addictif.
Vivement le prochain.

« A propos de triche aux examens : « Je connais une autre solution tout aussi infaillible.
– Ouais ?
– En nous débrouillant pour que les profs ne soupçonnent rien, nous glissons en douce des informations dans nos cerveaux. Puis nous les introduisons clandestinement dans la salle d’examen, à leur nez et à leur barbe ! Personne ne devinera jamais notre secret…« 

 

« Depuis quelques temps, Gray a l’énergie sexuelle d’un panda.
– C’est beaucoup ? Ou pas ?
– Eh bien, les zoos leur font venir des partenaires par avion de Chine, et quand madame panda est enceinte, on en parle aux infos. Alors à ton avis ?« 

« Les hommes se fient à l’avis d’autres hommes. Les recommandations des femmes ressemblent à : « pleine d’entrain, super vie sociale », et eux ils pensent tout de suite : « oh, hum, thon alcoolique ».

« Facebook est aux imbéciles ce que la confiture est aux guêpes. »

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