gueorguieva

Les cosmonautes ne font que passer – Eliza Gueorguieva
Verticales, 2016, 184 pages

Sept années dans la vie d’une petite fille bulgare, de ses sept ans – année au cours de laquelle elle entre à l’école – à ses quatorze ans, qui ont vu passer la chute du mur de Berlin et « l’explosion de la démocratie ».
Une petite fille qui nous raconte tout ça à la deuxième personne du singulier, qui s’aide à concevoir la vie avec une méthode d’énumération en trois points, qui marque ses compréhensions diverses et variées d’un « maintenant c’est officiel », qui établit des lieux magiques numérotés, et qui croit en l’amitié éternelle même si sa grand-mère, qui rapporte tout et rien directement avec beaucoup d’amour de son village, lui assure que l’amitié n’existe pas, il n’y a que des intérêts communs. Une petite fille qui rêve d’abord de devenir Iouri Gagarine, puis Kurt Cobain. Comment passe-t-on de l’un à l’autre ? Elle a l’art et la manière de nous expliquer…
Un merveilleux premier roman qui sous l’apparence d’une extrême simplicité donne à voir l’intégralité du basculement du monde après la chute du communisme – et ça ne s’est évidemment pas passé facilement. Avec une langue ravissante, beaucoup de poésie dans les descriptions qui offrent une réelle originalité, et une bonne dose de malice, Eliza Gueorguieva entre en littérature et on espère la lire à nouveau très vite !

Je conseille aussi sa vidéo !

Découvert chez le Prof Platypus.

Publicités