« A la fin de ma première période d’affectation, j’étais déjà un connard. »

howey

Phare 23 Hugh Howey
Actes Sud, collection Exofictions, 2016, 233 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Estelle Roudet (Beacon 23, 2015)

« Depuis que je bosse pour la Nasa, je passe quatre-vingt-dix-neuf pour cent de mon temps à râler que j’en sais plus qu’eux. Le un pour cent restant, je tremble et pisse dans mon froc en constatant que je pourrais bien avoir raison. »

Nous sommes dans le futur, dans l’espace. Au bord d’un champ de météorite, une balise veille. Elle émet un signal guidant les vaisseaux qui déboulent à plusieurs fois la vitesse de la lumière. A son bord, un homme. Chargé de pallier à tout problème. Un gardien de phare…
Le problème de ce roman c’est qu’il ne cesse de changer d’optique.
Débutant sur une espèce de monologue à propos de la solitude (qui fait un temps penser à « Seul sur Mars »), il entremêle ensuite une pincée d’action, d’humanisme mal fagoté, de plaidoyer contre la guerre (naïf, de surcroit) sans oublier une petite dose d’histoire d’amour. Il est à la fois trop court pour déployer vraiment les éléments qu’il met en scène et bien trop long pour l’intrigue proprement dite, délayée voire noyée sous des propos annexes. On a vraiment du mal à reconnaître la plume de l’auteur de Silo ?!…

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