« Se montrer à la fois moralisateur et ignorant, c’était une stratégie très mauvaise pour convaincre mais excellente pour énerver. »

Chambers

L’espace d’un an Becky Chambers
L’Atalante, collection La dentelle du cygne 2016, 443 pages
Traduit de l’anglais par Marie Surgers (The long way to a small, angry planet 2014)

7 ° billet pour le * * Summer Star Wars, épisode VII * *

ssw-7

Bienvenue dans un futur où l’homme n’a survécu qu’en quittant la planète Terre, après l’avoir rendue invivable. Les humains ne doivent leur survie qu’à la rencontre d’Aliens bienveillants, qui sont même allés jusqu’à reconnaître leurs droits de participation à l’UG (leurs nations unies). Justement, une espèce avec qui il était jusqu’à présent impossible de communiquer vient d’entrer en négociation, et le Voyageur est embauché pour creuser un tunnel permettant un accès rapide à leur planète. Le Voyageur est un vaisseau (un tunnelier, donc) plutôt moche, assez petit, dénué de grandes ambitions. Mais à son bord…
A son bord c’est un petit peu La petite maison dans la prairie et ça fonctionne tout autant ! On se prend d’une réelle affection pour cet équipage hétéroclite, constitué d’Aliens diverses et d’humains de plusieurs sortes (naître et vivre sur une planète ou en vaisseau par exemple rend les gens bien différents – mais ce n’est pas tout), sans oublier l’IA – personnage essentiel s’il en est.
C’est bourré de bons sentiments et l’on sait bien que ça ne fait pas de bonne littérature, et pourtant quel plaisir de suivre ces non-aventures (tout est basé sur les rapports entre les « gens » et, partant, sur les différents modes de comportements possibles). Il y a tous les éléments de la SF classique (des peuples très exotiques, des mentalités étranges, de la technologie, des guerres etc.) et pourtant on se sent chez soi, tout est limpide, familier, confortable.
Une suite paraît bientôt en vo, j’ai hâte.

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