ssw-7

J’avais bien commencé le 21 juin et puis tout un tas de choses se sont passées et j’ai calé après ma cinquième lecture pour ce * * Summer Star Wars, épisode VII * *. Oh j’ai bien tenté quelques lectures mais ne suis allée au bout de rien, pas facile de trouver chaussure à son pied quand on navigue au hasard. Alors quand j’ai vu que Netflix proposait la mini-série « Ascension » (6 épisodes de 60 mn), je me suis dit parfait ! Août ne sera pas sans billet pour ce challenge (ça et 45° ressentis dehors, de quoi faire apprécier une après-midi vautrée entre trois ventilateurs dans le salon volets clos). Oui mais voilà, cette série n’est pas ce qu’elle paraît être ! Bien évidemment divulguer quoi que ce soit serait criminel aussi me contenterais-je de dire que l’intrigue connaît un bouleversement radical après deux épisodes – et qui fonctionne bien, en plus. Je le précise parce que pour le reste, ça rame tout debout dans toutes les directions et on ne peut pas dire que la cohérence soit l’amie de ceux qui ont commis la série. Mais enfin il est question de voyage dans l’espace avec un gros vaisseau, donc j’estime que l’esprit du challenge est bien là.

Ascension

En 1963, le gouvernement américain a lancé dans l’espace le USS Ascension, pour un voyage de cent ans vers Alpha du centaure. A son bord, des individus soigneusement sélectionnés, des « héros » volontaires dévoués à sauver l’humanité (rien que ça). Tout se passe bien pendant cinquante ans – dont on ne saura finalement que peu de choses -, ambiance fifties policées et tout, mais lors la cinquante et unième année un meurtre est commis, remettant en question l’équilibre de la population du vaisseau…

La série souffre de nombreux problèmes, le principal étant, à mes yeux, son casting : on dirait presque un concours de sosies (il y a celle qui ressemble à l’épouse de Breaking Bad, le médecin à une actrice française (lifting assez effrayant en plus) et même un sosie de Nolwenn Leroy (surprenant) mais tous semblent surtout stéréotypés à mort – et designés séries B. De nombreux twists parsèment les six heures, ils nous font nous accrocher malgré tout mais on n’arrive pas à passer outre tout ce qui n’est jamais abordé (et bonjour les incohérences en plus : par exemple, où sont les personnages âgées, les enfants ?…)

On a vu depuis Silo de Hugh Howey (ou Snowpiercer) que la vie en confinement peut donner lieu à de véritables questionnements pratiques passionnants, mais ici, en dehors de la question des mariages et enfants (strictement réglementés – ce qui donne un jeu de chaises musicales des adultères omniprésent), bien peu d’éléments sont abordés ou alors de manière extrêmement périphérique. Pour croire à tout ça, il faut vraiment vraiment le vouloir.

De toute façon, l’épisode finale présente un cliffhanger de malade qui ne sera jamais résolu : il n’y aura pas de saison 2.

Parfaitement évitable, donc.

 

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