adriansen

Le Syndrome de la vitre étoiléeSophie Adriansen
Fleuve éditions, 352 pages

« La fin du conte : « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Alternative : Et à la fin, elle s’en sort. »

Stéphanie a rencontré Guillaume alors qu’elle était encore étudiante à Marseille, et lui déjà chauffeur de taxi à Paris. Eloignement, différence d’âge, de milieu social, personne ne donnait cher de leur histoire mais eux, si. Ils sont ensemble depuis sept ans quand ils décident d’avoir un enfant. Mais les mois passent et le ventre ne s’arrondit pas… J’ai aimé ce roman parce qu’il a su me surprendre, et ne pas suivre la logique de ses prémices. Par une construction faite de vignettes, Sophie Adriansen déroule une histoire très contemporaine aux nombreux accents de vérité. Partant du désir d’enfant chez les trentenaires de nos jours (Stéphanie a plusieurs amies qui), le roman s’affranchit de son sujet et vient explorer ce qui constitue l’essence des êtres – et surtout évite l’écueil des longues phrases pompeuses ou des interrogations trop métaphysiques (très bonnes coupures de rythme avec les citations non créditées – hormis en fin de volume). En revanche j’ai moins apprécié tout le côté « développement personnel » qui m’a semblé relever de la platitude.

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