Butler

La parabole du semeurOctavia E. Butler
Au Diable Vauvert, 2001, 388 pages
Traduit de l’américain par Philippe Rouard (Parable of the Sower 1993)

Nous sommes en 2025, en Californie. Un futur proche dans lequel tout a gravement dégénéré, et où les gens survivent en érigeant de grands murs autour de leurs communautés – pour les plus chanceux d’entre eux. Tout existe encore, mais plus rien ne fonctionne normalement. Notre narratrice est Lauren, la fille d’un pasteur noir, que la réflexion au sujet de Dieu et des Hommes amène à créer « Le Livre des Vivants ». Son credo est simple (en apparence) : Dieu est Changement. C’est la construction de sa pensée qui rythme le roman, au gré des atrocités qui se succèdent. Bien vite, elle doit prendre la route et traverser ce qui reste de la société pour dénicher un endroit où bâtir sa communauté… « La parabole du semeur » est suivi d’un deuxième tome, sur lequel tout lecteur se ruera implacablement, tant l’effet est addictif. On a totalement l’impression d’y être – et d’y être pratiquement dans la réalité; disons que le pire imaginé ici ne semble pas être totalement de la science-fiction mais une des dégradations possibles de la situation actuelle du monde. Ca aurait presque pu rentrer dans le Summer Star Wars Challenge, étant donné que Lauren place ses espoirs pour le lointain futur dans une colonisation de l’espace – mais on reste hélas bien sur Terre, et uniquement sur Terre.

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