Jacob

Si je n’ai pas une bonne mémoire, j’ai au moins de la constance ! En lisant « Mon âge » de Fabienne Jacob (Gallimard 2014 & Folio 2016, 186 pages), je me suis dit tiens, ça plairait à Cathulu, ça, je crois. Et en effet, ça lui avait plu, et c’était même moi qui lui avais offert 😉 (aucun souvenir !…)

C’est la première fois que je lis Fabienne Jacob, l’extrait en 4° de couv m’a attirée : « Oui j’ai bien l’âge que j’ai dit. Et pourtant ce ne peut être le mien. Actuellement à la météo ils indiquent la température relevée sur le thermomètre, mais ils en donnent aussi une autre, la température ressentie qui peut être sensiblement différente. De même que pour la température, il faudrait inventer le concept d’âge ressenti. » et si d’âge il est bien question ici, c’est très secondaire finalement – exactement comme dans la vie. La plume est belle et palpite, la construction est troublante : ni réel recueil de nouvelles, ni tout à fait succession d’anecdotes, ni complètement roman doté d’un début et d’une fin. Mais l’avis d’une femme sur la vie et mille et une choses qui nourrissent et font s’identifier. Sans doute un tantinet intellectualisé mais doté d’un charme puissant.

« Les grandes fatigues sont plus souvent qu’on ne croit le terreau des grandes lucidités. »

« Le mérite est une idée de vieux, une idée qui exige que l’on doive se baisser pour ramasser, alors que la terre est basse. »

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