Owens

Not WorkingLisa Owens
Picador 2016, 271 pages

Aux alentours de la trentaine, Claire ne sait pas ce qu’elle veut faire de sa vie. Fille unique, en couple depuis sept ans, des amies, un appartement à elle (enfin à eux) à Londres, quelques économies, elle a démissionné et s’offre quelques temps sabbatiques. Elle travaillait depuis six ans dans la communication mais ça ne lui correspondait pas sur le long terme. Alors voilà, elle a du temps libre, elle cherche : elle se cherche et elle cherche du sens…
C’est avec une succession de vignettes que Lisa Owens a construit son premier roman, ça ressemble à des entrées de journal intime et/ou des microfictions, des anecdotes qui, ajoutées les unes aux autres forment un tout cohérent, avec une progression temporelle. Il y a un certain humour qui reste assez discret, l’ambiance générale est plutôt celle d’une comédie dramatique, quis-suis-je-où-vais-je-comment-pourquoi et toutes ces sortes de choses, mais on reste malgré tout dans une superficialité convenue (ou alors c’est le côté problèmes-de-riches qui m’a dérangée).
Le problème c’est qu’on ne peut pas s’empêcher de se référer à Bridget Jones, de nombreux détails y font penser (les parents sont pratiquement des calques) (les scènes avec le père sont très réussies d’ailleurs), le côté diary, les scènes alcoolisées, tout ça, mais que Claire ne déclenche que rarement notre empathie – voire  pire (je l’ai trouvée parfois insupportable). Et en même temps le contexte profondément contemporain, le fait que ça se passe à Londres, l’observation sociale en filigrane, tout ça est intéressant et je me suis trouvée harponnée presque malgré moi. Premier roman (vient de paraître en Angleterre, lecture en VO).

Owens.J’aime bien la couv qui forme un visage quand le livre est ouvert !

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