« Tout était baigné de cette lumière crue de l’irréel. De l’hyperréel. Du ça-ne-peut-pas-être-vrai-mais-voilà. »

mort a tous les etages_G.indd

Mort à tous les étagesDuane Swierczynski
Rivages/Noir, 2015, 320 pages
Traduit de l’anglais (USA) par Sophie Aslanides

C’est samedi matin, il fait un chaleur de malade, nous sommes à Philadelphie. Ils sont sept à maudire leur patron, parce que contrairement à l’habitude, il les a convoqués pour une réunion. Ils espèrent tous que ça va être très rapide, ils ont des projets pour le week-end. Or, la société pour laquelle ils travaillent est officieusement appelée le « CI-6 » (« Ce sera comme si la CIA et le MI-6 s’étaient saoulés et avaient couché ensemble, sans rien dire à personne le lendemain. D’où le CI-6. »). Tous ne sont pas au courant, certains pensent bosser pour le gouvernement (et oeuvrer à pirater les finances des terroristes), d’autres ont un passé obscur. Dès leur arrivée, le boss annonce qu’ils vont tous mourir. Ils ne vont pas se laisser faire…
Un concentré d’action monté sur ressort, avec un fort accent parodique mais une réelle efficacité : je me suis beaucoup amusée sans aucun temps mort. C’est gros, c’est assez énorme même, plutôt gore aussi, mais on ne cesse de pencher vers des directions diverses et on se laisse faire bien volontiers.

Publicités