C’est vraiment très con, le délit de faciès. Habituel, répété, presque passé dans les moeurs, mais néanmoins totalement, complètement et parfaitement stupide. Ainsi, la semaine dernière, alors qu’en famille nous faisions quelques achats dans la librairie Sauramps à Montpellier, où nous ne manqu(i)ons jamais de faire un tour quand on descend dans le sud, un vendeur a dû penser que l’allure de mon fiston était déplaisante. Pensez-donc, un jeune ! Qui tient dans ses mains des mangas ! Qui les lit ! Dans une librairie ! Sacrilège ! Sus aux gueux ! C’est sans doute pourquoi il lui tint à peu près ce langage : « C’est pas une bibliothèque ici, reposez ces livres et arrêtez de squatter. » Sidérée par la connerie de ces propos, je les reporte à la caisse (j’ai tout de même acheté les livres que j’avais sélectionnés, je le regrette maintenant), où ils ne rencontrent aucun écho. « Ah ben je sais pas » m’a-t-on répondu. Nan mais quand même, je veux bien entendre tous les arguments militant en faveur des librairies indépendantes, mais quand le client n’est pas le bienvenu, il y a un sacré problème.

A l’opposé, cette géniale photo :

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