Lachapelle

Rivière Mékiskan Lucie Lachapelle
WYZ éditions, 2010, 109 pages

Premier roman et prix littéraire France-Québec 2011

A Montréal, Alice apprend le décès de son père. Amérindien, il vivait à la cloche depuis plusieurs années et la boisson a eu raison de lui, sur un banc, dans un parc. Cherchant un endroit où répandre ses cendres, elle décide de les apporter où elle est née, à douze heures de train de Montréal, et passe une semaine dans la cabane d’une parente très âgée… Histoire d’un décalage, « Rivière Mékiskan » séduit par sa très grande simplicité. Alice est blanche, a été élevée en ville, après une toute petite enfance à Mekiskan dont elle n’a aucun souvenir. En porte-à-faux sur à peu près tout, elle se laisse pourtant porter sans (trop) d’a priori et va laisser une vraie chance à ses racines de donner du sens à son présent. L’occasion de partager avec le lecteur ce que peuvent représenter les origines de quelqu’un – et particulièrement quand la personne croit en être totalement détachée. Au-delà de l’aspect natifs vs colonisateurs (intéressant, bien sûr), c’est la notion même de famille qui est joliment déclinée dans ce roman dont l’ode à la nature, vibrante, ne peut qu’émouvoir.

Lu et approuvé par Yue et son papa, comme il se devait 😉

Publicités