« Derek, évidemment, était bien plus qu’un simple lecteur : c’était un collectionneur, avec une mentalité de collectionneur. Il ne croyait qu’aux oeuvres complètes. »

Harvey

Preuve vivante John Harvey
Rivages / Noir, 2000, 363 pages
Traduit de l’anglais par Jean-Paul Gratias (Living Proof 1995)

Le 3  janvier dernier, tandis que je débutais ma lecture de la série Resnick (ici le 7°tome), Jean-Marc me disait : « Enchanté que tu sois tombée sous le charme de Charlie. Toute la série est excellente, sauf, si mes souvenirs sont exacts, Preuve vivante qui se déroule pendant un festival … de polars. », et pendant une bonne moitié de ma lecture – ces propos me trottant dans la tête – je m’inscrivais en faux. Je me délectais pas mal, même, d’une intrigue mêlant un festival consacré au polar (et donc, des lecteurs, des séances de dédicaces, des organisateurs avec des petites manies etc.) et la recherche d’une prostituée ayant entamé une sorte de croisade contre ses clients. Je trouvais qu’il y avait une habile mise en abyme des violences faites aux femmes, intelligemment menée en plus, car peu explicite mais très claire dans la façon dont les deux éléments du roman se répondent. Et puis ça s’est gâté, effectivement. Brusquement, plus rien n’est développé, l’action est comme résumée en deux pages où des semaines s’écoulent, un fil conducteur est laissé de côté et un indice énorme tombe comme un cheveu sur la soupe, avant de laisser la place à un épilogue bâclé. C’est étrange.

Une bien belle chronique chez Ernskurtz.

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