Harvey.

Les étrangers dans la maisonJohn Harvey
Rivages/Noir, 1995, 350 pages
Traduit de l’anglais par Olivier Schwengler (Rough Treatment 1990)

« Ca n’a pas d’importance, dit-il. Ce que les gens diront de moi n’a aucune importance.
Il avait mis toute sa force de conviction dans ces paroles.
Il n’en pensait bien sûr pas un mot. »

Deuxième tome de la série consacrée à Charlie Resnick, « Les étrangers dans la maison » consacre son enquête à un duo de cambrioleurs professionnels (avec un épilogue qui échappe à la moralité manichéenne) et c’est bien sympathique. Mais ce qui l’est encore plus, c’est de retrouver immédiatement ses marques et d’aller un petit plus loin. On en apprend ainsi plus sur les goûts alimentaires de Charlie (il a une théorie du sandwich (son plat de base) intéressante (assez longuement développée)) et en creux des péripéties on accède à de nombreux sujets certes périphériques mais très concrets : mise en vente d’une maison, tournage d’une série télé (et ego des scénaristes), l’approche de la cinquantaine chez la femme, le racisme envers les asiatiques, le manque de sommeil chez les parents la première année, j’en passe, c’est la gestion du quotidien dans ce qu’elle a de plus universel – et forcément on s’y retrouve soi-même à un moment ou à un autre. Une lecture douillette.

A lire : un très chouette entretien sur le Blog du Polar.

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