Morgenstern

Jacques a dit – Susie Morgenstern
Bayard, 2015, 221 pages

« Je bosse
Tu dors
C’est l’histoire de ma vie.
Bye
Jacques »

C’est aux adultes que s’adresse Susie Morgenstern avec ce récit autobiographique, écrit vingt ans après le décès de son mari (parti dans sa jeune cinquantaine). Elle avait déjà raconté leur rencontre dans « Premier amour, dernier amour », livre dont Jacques refusait la parution (seule l’intervention de Geneviève Brisac la permit). Ainsi donc Susie rencontrât Jacques, « mathématicien français, polytechnicien taciturne, intellectuel et juif mystique ». Elle était américaine, extravertie, joyeuse et joviale. Ensemble, ils ont traversé plusieurs dizaines d’années, établis dans une maison niçoise perchée sur cent quatre marches. A travers quelques thèmes, elle dessine le portrait d’un époux figure centrale de sa vie, et on sent parfaitement bien son immense amour et à quel point leur vie très particulière lui a envers et contre tout convenu. Jacques était « né atypique », écrit-elle, un esprit brillant, chercheur acharné, grand amateur des papous dans la tête, père très présent, mais mari difficile, tout de même. Avec sa plume rieuse, Susie Morgenstern habille ses anecdotes d’un humour permanent, on l’en admire encore plus quand les situations nous auraient sans doute beaucoup moins plu.

« I am visiting my mother
where I’ll be long. »

Merci Cathulu !

On peut écouter le Boomerang consacré à ce livre, et on ne rate pas son site.

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