Brin

Le FacteurDavid Brin
Bragelonne 2015, Milady, 479 pages
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Gérard Lebec (The Postman 1985)

Ecrit il y a trente ans, « Le Facteur » a été précédemment édité en VF en 1986 (J’ai lu SF) et porté à l’écran par Kevin Costner en 1997 (un échec total) (pas vu). Nous sommes dans un futur proche (en réalité déjà notre passé en 2015…) où la vie est post-apocalyptique : il n’y a pas eu une catastrophe massive mais une somme de plus ou moins petites choses (majoritairement issues de conflits) en ayant entraîné d’autres parmi les plus problématiques. Le présent, en tous les cas, est dramatique, les conditions de vie sont moyenâgeuses et bien évidemment l’insécurité est immense. Notre héros s’appelle Gordon, un type moyen qui vivote en donnant des spectacles dans les petites communautés isolées qu’il traverse, il arpente ce qui était l’Amérique à la recherche d’un endroit où s’établir. Seize ans qu’il est sur les routes, partout il n’a rencontré que désespérance. En endossant un vieil uniforme de facteur trouvé sur son chemin, il va se prendre au jeu…
Cette idée que la communication serait l’étincelle faisant renaître l’espoir est très séduisante, et Gordon se révèle assez vite un bon personnage, faillible mais qui en a sous la semelle, bonnes réparties, efficace dans l’action. Des choses, il s’en passe, peut-être un peu trop d’ailleurs, il n’y a pas non plus un grand style, mais de jolies choses quand même par moment et une (petite) place réservée aux femmes.
En tout cas si vous aviez des tendances survivalistes ce roman devrait vous en guérir 😉

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