Wolf

Noir septembreInger Wolf

Mirobole éditions, 2014, 346 pages

Traduit du danois par Frédéric Fourreau (Sort Sensommer 2006)

J’avais fait connaissance avec le commissaire Daniel Trokic (prononcer « trokitch ») dans « Mauvaises eaux » et j’étais heureuse a priori de le retrouver. Epaulé par l’inspecteur Lisa Kornelius, qui a quitté la brigade informatique (écoeurée par l’impunité grandissante des pédophiles & consorts, qui ont souvent une manip d’avance) pour rejoindre officiellement les rangs de la crim, il s’occupe ici du meurtre d’une jeune femme. Au fil de l’enquête, ils s’égarent (classiquement) sur quelques fausses pistes et nous en révèlent chacun un peu plus sur eux, ce qui est toujours sympathique. Bien rythmé, pas mal aéré (chapitres courts, pages contenant souvent deux ou trois lignes seulement) le roman se lit bien et facilement. Malheureusement, le coupable est identifiable pratiquement dès son apparition et les à côtés sont esquissés à gros traits et beaucoup trop rapidement pour être intéressants, sans parler de choses qui ne tiennent pas debout : la scène d’action finale est purement insensée. J’ai eu l’impression que l’ensemble se délitait au fur et à mesure, pour se terminer dans la hâte et de plus en plus naïvement. Très moyen.

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