Karlsson

La facture –  Jonas Karlsson

Actes Sud, 2015, 192 pages

Traduit du suédois par Rémi Cassaigne (Fakturan, 2014)

Premier roman d’un acteur très célèbre en Suède, « La facture » expose la vie toute simple d’un homme ni vieux ni jeune. Employé à temps partiel dans un magasin de location de vidéos (où la plupart du temps il ne voit absolument aucun client…), il vit seul depuis que ses parents sont morts et n’a connu qu’une brève histoire d’amour, très codifiée (et tenue très discrète), avec une riche indienne venue faire ses études en Suède. Pas d’ami en dehors de son très pingre patron, peu de besoins, il est une bonne nature : tout lui fait plaisir, tout l’intéresse, tout lui procure des sentiments et des sensations : laver le sol à grande eau, par exemple, peut le passionner pendant un bon bout de temps. Pour autant, il n’est pas simplet, juste heureux, en somme. Il a bien la télé mais ne la regarde que très peu, conscient de son pouvoir ultra hypnotique sur une nature telle que la sienne. C’est pourquoi il tombe des nues en recevant une facture, au montant ahurissant. On lui réclame près de 600 000 euros au titre de son bonheur. Il demande des explications et c’est le début d’une très longue démarche auprès de l’organisme réclamateur… Une fable charmante et pas si légère que ça que l’on suit avec un plaisir toujours plus prégnant. Taxés sur la joie ?

Dasola avait bien aimé aussi.

Publicités