« Voilà ! D’accord ! Neuf heures de route, ok, mais en quatre jours et avec des haltes gastronomiques ! On est à la retraite, merde !« 

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Les vieux fourneaux – Lupano & Cauuet

1. Ceux qui restent

Dargaud, 2014, 56 pages

On doit bien être deux ou trois à n’avoir jamais lu cette BD, mais je me sentais assez seule sur le coup, tout de même. Devant l’uniformité des éloges (dix prix annoncés en 2° de couv), et après en avoir déjà tellement entendu parler, je redoutais la déception : elle n’est pas là. C’est une BD complètement réjouissante, un trio de compères furieusement sympathiques; ils se retrouvent en une bien triste occasion : Lucette est morte. Lucette, c’était l’épouse d’Antoine depuis cinquante-quatre ans. Pour l’occasion, Pierrot est allé chercher Mimile à sa maison de retraite, et les trois copains passent quelques jours ensemble (surtout que Pierrot était persona non grata chez Lucette, on ne sait pas encore pourquoi, il ne l’avait pas revue depuis 1978). Mais le passage chez le notaire met Antoine dans une rage noire : il part précipitamment… Tout est chouette dans cette BD, l’histoire, les dialogues, les couleurs, le dessin, le sous-texte pas moralisateur pour deux sous mais très clair dans ce qu’il dénonce, on se régale et on veut très vite le tome suivant !

2. Bonny and Pierrot

Dargaud, 2015, 56 pages

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« Mais l’anarchie, c’est pas le bordel, mon cher ! C’est l’ordre moins le pouvoir, nuance.« 

Un deuxième épisode où il se passe mille et une choses qu’il serait bien vain de résumer (dit la fille pas motivée), mais quand même, ça fait bien glousser cette ironie quant à la mode des appellations terroir, ou ces « attentats gériatriques » dans les bars super branchés. L’irrévérence est contagieuse et c’est bien court, 56 pages. Heureusement que l’épisode 3 est pour novembre !

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