« Il dégageait aussi un truc, ce truc puissant du mec songeur. Ca aurait dû me plaire. Ca me plaisait dans les bouquins. Dans la poésie et les photos aussi. Même que j’aimais bien l’idée d’un mec avec ce style. Mais dans la vraie vie, rien.« 

McCreight

AMELIAKimberly McCreight

Cherche-Midi, 2015, 523 pages

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Elodie Leplat (Reconstructing Amelia 2013)

« Woodhouse me dévisageait soudain comme un psy. Comme si j’étais au bord de l’abîme. C’est ça la vie quand on est bien sage. D’abord on ne vous croit pas capable de faire la moindre connerie, et après, quand on se rend compte que si, on pense que vous faites une dépression nerveuse.« 

Alors qu’elle est au beau milieu d’une réunion d’une extrême importance, on demande à Kate d’aller  immédiatement chercher sa fille dans son lycée privé new-yorkais; lorsqu’elle arrive, c’est trop tard, Amelia, quinze ans, est morte de sa chute depuis le toit. Passés les premiers jours d’hébétude, Kate refuse de croire à un suicide – conclusion de l’enquête de police. Débute alors la reconstruction labyrinthique des derniers jours d’Amelia au travers de sa présence en ligne et de ses échanges écrits (sms, mails) mais également grâce aux témoignages des gens qui l’ont fréquentée (ou pour nous, lecteurs, du récit d’Amelia elle-même)… Une petite bombe que ce roman qui ne relâche pas un instant sa pression : on veut savoir, on pense savoir, on n’en revient pas, on est accroc pour de bon et ce jusqu’aux dernières lignes. Très contemporain et parfaitement addictif.

Cathulu m’a donné envie.

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