Le contrat SalingerAdam Langer

Super 8 éditions, 2015, 460 pages

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Emilie Didier (The Salinger Contract 2013)

Langer

C’est l’histoire d’un écrivain mystérieusement contraint d’écrire un roman unique et privé à la seule destination d’un étrange commanditaire. Il se confie au narrateur, lui-même écrivain, qui nous gratifie au passage de ses considérations sur l’état du milieu littéraire américain. C’est l’histoire d’une menace qui plane, de familles qui implosent, des regards que chacun peut porter sur l’autre. Mais c’est surtout une histoire de livres (comme le très sympathique précédent roman de l’auteur « Les voleurs de Manhattan« ) : qui les écrit et pourquoi, qui les lit et comment ils sont interprétés, qui les commandite, les collectionne, quel est le pouvoir d’un roman et où se situe l’exacte frontière entre la réalité et la fiction. Ce que j’ai trouvé très réussi dans ce roman c’est l’atmosphère, il y a un côté flou et étrange qui est très habilement entretenu par le paradoxe de très nombreux détails. En revanche lorsque l’action devient concrète (et notamment la dernière scène dans l’appartement du commanditaire) cela semble mécanique, exagéré, et l’épilogue ne parvient pas à nous ramener dans le plaisir du début de lecture. Impossible à lâcher une fois commencé, ceci dit.

En librairie le 20 août, lu grâce à NetGalley.

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