Harpman

L’Orage rompu Jacqueline Harpman

Grasset et Fasquelle 1998 & Livre de Poche, 157 pages

« Il est toujours facile d’arrêter un homme, il suffit de n’avoir pas l’air de comprendre, ils essaient deux fois puis se découragent, le siècle les a rendu timides, une femme doit être très prudente si elle veut se faire poursuivre.« 

Elle vient de se rendre à l’enterrement de son ex-mari, par égard pour ses enfants. Elle reprend le train et y fait une rencontre, au cours de laquelle elle joue tandis que lui s’offre pour de bon. Court roman ferroviaire qui possède un charme réel de par la désuétude de sa langue et de ses considérations, mais qui ne transcende pas (à mon sens) le genre auquel il appartient. Le tout reste dans le domaine du badinage et la profondeur que l’on sent par moments ne s’élève jamais au premier plan.

« – Nous nous tenons mal, dit-il.

– Votre père n’aurait pas aimé ça. 

– Et votre mère ?

– Elle tenait que le plus urgent est de s’amuser et détestait tout ce qui se mettait en travers des plaisirs qu’elle jugeait innocents.

– Tout est là : je n’ai pas été élevé dans l’idée qu’il y a des plaisir innocents. »

Lever soleil

Lu alors que le soleil se levait tout juste sur la mer : délicieux moment.

Du même auteur sur ce blog :

« Moi qui n’ai pas connu les hommes« 

« Le passage des éphémères« 

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