Arlidge

Am Stram Gram…M.J. Arlidge

Les Escales, 2015, 364 pages

Traduit de l’anglais par Elodie Leplat (Eeny Meeny 2014)

En 117 chapitres ultra-courts (une à deux pages à chaque fois), on assiste dans ce roman à un gros empilage de clichés. Ca commence comme ça : deux ados sont enfermés dans le noir depuis une dizaine de jours. Ils ont été enlevés et laissés tels quels, sans eau ni nourriture, avec un revolver et un unique message : celui qui tuera l’autre sera libre. Le survivant n’est absolument pas inquiété par la police, d’ailleurs l’enquêtrice chargée de l’affaire a d’autres grains à moudre : elle se fait régulièrement fouetter (besoin d’expiation) et elle couche avec un subordonné méchamment aux prises avec un problème d’alcool et de dépression. De fausses pistes (toutes calibrées : une psy sans états d’âme, un supérieur retors, un geek aux abois, une prostituée lesbienne mais transsexuelle, j’en passe (notamment un inceste)) en compréhensions miraculeuses, on s’achemine tambour battant vers un épilogue grandiloquent. Du grand n’importe quoi, très américain et dans le style et dans le traitement (tout se déroule pourtant à Southampton et l’auteur est anglais), qui se lit évidemment très facilement mais que j’ai trouvé d’un ridicule achevé.

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