« On ne pouvait pas nécessairement juger une femme d’après l’homme avec lequel elle couchait. (Si ?)« *

Atkinson

Kate AtkinsonUne vie après l’autre

Grasset, 2015, 515 pages

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Caron (Life after life, 2013)

On ne peut pas se lasser de la plume de Kate Atkinson, tant elle sait se renouveler à chaque roman et proposer sans cesse, pourtant, la même gaieté et une érudition sans faille. En racontant l’histoire d’Ursula Todd, née en 1910 et morte en plein d’années, en nous invitant à partager sa même vie toujours recommencée et toujours différente, elle nous raconte « tout », et dans ce tout il y a Shakespeare, Keats, TS et George Eliot, John Donne, Dickens, Jane Austen, entre autres. Il y a surtout une petite fille sujette à de très prononcées sensations de déjà-vu, le plus souvent à une terreur indescriptible qui la pousse à « corriger » le drame de cette vie qu’elle a déjà vécue. Quand on est née en 1910, quel est, même et surtout après avoir vécu plusieurs fois – notamment l’effroyable Blitz Londonien -, l’acte qu’on se doit de tenter ?… Variations sur les petits détails qui modifient l’avenir, tentatives de correction qui jamais ne peuvent « tout » aplanir, l’aspect Fantastique (le genre) du roman est d’une précision enthousiasmante, et la joie du lecteur ne fait que s’accroître avec la formidable famille Todd, son domaine, ses domestiques, ses animaux, tous les bébés qui traversent le roman et cette indéfectible, admirable et si attrayante âme britannique. (Le prochain (sortie en mai en vo, à traduire encore en français) est consacré à Teddy, miam d’avance) (sinon j’ai tout lu de Kate Atkinson, mais aucune de mes chroniques ne lui rend justice, il faudrait que je relise tout et réécrive des billets).

Les Atskinsonniennes :  CathuluClara.

2 parts de tarte seulement chez Brize.

* C’est une bonne question. Surtout quand il s’agit d’Eva Braun…

 

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