Christie

Eléphants can rememberAgatha Christie

Harper, 1972, 299 pages

Avant-dernier ouvrage écrit par Dame Agatha (paru en français sous le titre « Une mémoire d’éléphant« ) ce roman met en scène un Hercule Poirot plutôt modeste et comme en second plan : il se contente en effet d’aider son amie Ariadne Oliver (quel joli prénom !). Mrs Oliver est un auteur de romans policiers honorablement connue et elle entre en scène alors qu’elle vient d’accepter, pour la première fois, de se rendre à un déjeuner littéraire. Elle ne prise vraiment pas ce genre de mondanités, ne sachant jamais comment recevoir les compliments que les gens lui font. Ca se passe pourtant pas trop mal jusqu’au moment où une matrone autoritaire la prend à part et lui demande la plus extraordinaire des choses… De fil en aiguille Ariadne et Hercule se lanceront dans une sorte de safari : la mémoire étant réputée être l’apanage des éléphants, c’est en enquêtant sur une tragédie vieille de quinze ans qu’ils prendront l’expression comme gimmick.

Pendant deux bons tiers on se régale, Mrs Oliver est charmante, l’aide d’Hercule Poirot est solide et intéressante, tout est policé, civil, courtois; mais les indices donnés sont énormes – et c’est quelqu’un qui se fait très facilement berner qui l’affirme – et on trouve avant tout le monde, plutôt ballot. L’épilogue, très Poirotien (vous savez, l’exposé et l’affirmation de son éternelle supériorité) est assez ridicule (je l’ai trouvé tel, en tous les cas) et la façon dont réagissent les premiers concernés m’a consternée.

Un Christie très moyen (ce qui demeure un Christie malgré tout) pour moi, et c’est marrant parce que Perséphone pense le contraire : elle a beaucoup plus aimé l’épilogue que les débuts :).

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