Ceci est un tag autotaguant

Et j’invite toutes celles qui l’ont déjà fait à la préhistoire du blogging à le refaire, parce qu’on change, vous savez ? 😉

1. Plutôt corne ou marque-page ?
Cornes ! Les marque-pages m’agacent, je trouve ça quétaine. Si vraiment je ne DOIS pas abîmer un livre (je compte le revendre ou il n’est pas à moi), j’utilise des post-it.

2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oui, beaucoup. Beaucoup BEAUCOUP. Et j’en veux ENCORE.

3. Lis-tu dans ton bain ? Ca m’est arrivé mais je ne prends plus tellement de bains (je n’ai plus le temps, ai-je osé penser.)

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Pensé, oui, tenté, non. Pas vraiment envie, en fait.

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Rien 🙂

6. As-tu un livre culte ?
« Le Prince des marées » de Pat Conroy. (Il y a mieux, il y a meilleur, mais lui je l’aime.)

Le 4 octobre 1944, par une nuit de tempête monstrueuse, et quelques petites années après leur frère Luke, Savannah Constance et Thomas Catlett Wingo voient le jour, jumeaux merveilleux et terribles, dans une petite île de la Caroline du Sud, par marée montante. Quelques 36 ans plus tard, Tom vient passer l’été à New-York, autant pour aider la psy de sa sœur à comprendre cette dernière – qui une fois de plus a cédé à ses psychoses et a tenté de se suicider – que pour faire le point sur sa propre vie, qu’il s’obstine à gâcher. Quand l’enfance est qualifiée d’ «Hiroshima », la vie d’adulte de « Nagasaki », et l’histoire entière d’ « Histoire d’Auschwitz », il a beau y avoir de l’amour, il y a de nombreux points à évoquer, en intercalant le présent et les épisodes chronologiquement narrés. Le tout dans un lyrisme débridé, une ode aux marais sudistes, à la crevette, à l’élément aquatique, aux tigres du Bengale et aux marsouins blancs, aux mamans qui font se coucher le soleil dans un paysage à nul autre pareil, aux coachs qui révèlent les adolescents, au sport qui magnifie le racisme le plus primaire, j’en passe, et j’en passe. Un roman dont on tombe amoureux, carrément. Traduction (USA) de Françoise Cartano 1069 p.

7. Aimes-tu relire ?
De plus en plus.

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?
Ne pas. Ce qu’on a aimé dans un livre, on ne peut pas le retrouver dans un être humain, ça n’a rien à voir.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?

J’adore. En petit comité, si je me sens à l’aise.

10. Comment choisis-tu tes livres ?
De toutes les manières possibles et imaginables, TOUTES.

11. Une lecture inavouable ?
Que je n’ai pas encore avouée, donc ? (Parce que j’ai déjà avoué beaucoup au fil des années:))… Heu… Je lis le blog et les livres de Jean-François Copé. Parce que c’est mon maire (et un bon maire), et parce que ça m’intéresse de voir la résilience en direct.

12. Des endroits préférés pour lire ?
Pas vraiment en fait. Lectrice tous terrains 🙂

13. Un livre idéal pour toi serait…
L’idéal… ultra moderne, intrigue de dingue, ne me fait penser à rien ni aucun autre roman déjà lu, parle de lecture, de livres, mais pas d’écrivains, gros pavé, me fait me sentir intelligente quand je le lis sans être difficile d’accès, et je le déniche toute seule, en farfouillant. Il n’existe pas ? Détail 😉

14. Lire par-dessus l’épaule ?
Non.

15. Télé, jeux vidéo ou livre ?
Livre. (Mais Netflix et two Dots aussi.)

16. Lire et manger ?
Non.

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
En silence, de préférence. Je m’adapte à toute situation sinon (faut bien :)).

18. Que deviendrais-tu sans livres ?
Je ferais avec (ou plutôt sans) (je pense qu’on peut se faire à tout); mais si je n’avais pas eu les livres dans ma vie… j’ai beaucoup de mal à tenter d’imaginer quelle personne je serais. Une brute, je pense. Dans le sens primaire, pas dégrossie, l’invective aux lèvres et au cerveau. Il n’y a pas très longtemps, j’ai retrouvé par hasard un gars avec qui j’étais au lycée. Il se souvenait de moi en raison d’une chose – et d’une seule (comme quoi je ne suis pas marquante ^^) : alors qu’on était en lycée technologique (hôtelier), lorsqu’en cours de français on étudiait un texte, je lisais systématiquement le roman dont il était issu, alors que personne ne me le demandait. Il trouvait ça tellement bizarre que ça lui est resté 😉

19. Tu achètes un livre sur le Net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?
Rien. Enfin si, je le lis 🙂

20. Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?
Un grand-père et une mère dévoreurs de livres, la bibliothèque et les librairies comme sorties hebdomadaires incontournables aussi loin que remontent mes souvenirs.

21. Que penses-tu de toutes ces adaptations cinématographiques ?
J’aime ! Même quand c’est raté, j’aime râler aussi 🙂

22. Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ?Sam-weller

Sam Weller, le petit gars malin aux expressions d’enfer des Pickwicks Papers de Charles Dickens (accessoirement son premier roman). « Tout ce qui est fait est bien fait, comme il disait aimablement, le jeune noble qu’on l’avait porté sur la liste des bénéficiaires de pensions parce que le grand-père de la femme de l’oncle à sa mère, il avait un jour allumé la pipe du roi avec un briquet portatif à amadou.«

23. Quels sont les 5 livres de ta PAL qui te font le plus envie ?
Je lis à flux tendu (ou presque), terminées les histoires de PAL et tout ça ! De plus, j’ai horreur de parler des livres que je n’ai pas encore lus, il se trouve que ça me coupe l’envie de les lire.

24. Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait ?
Les classiques. Je m’ennuierais, mais comme je suis d’une obstination sans bornes, je finirais immanquablement par tripper des bulles avec l’un d’eux.

25. Comment classes-tu tes livres dans ta bibliothèque ?
Très vaguement. J’essaie périodiquement de les réunir par maison d’édition, mais en fait je les pousse avec les derniers lus, de plus, je me suis séparée d’environ deux tiers de mes livres (beaucoup revendus, donnés, prêtés), je n’ai plus grand chose et même des espaces vides. J’y réfléchis.

26. Es-tu livre papier ou e-book ?

Je lis beaucoup sur liseuse mais je préfère définitivement un livre papier.

27. Que fais-tu de tes livres une fois lus ?

C’est simple : je me promets de les garder tous, de les classer, d’instaurer un ordre alphabétique, de les dépoussiérer régulièrement, de les faire lire sans faute à unetelle, etc. et au final je les mets dans un coin d’une des bibli où ils succombent généralement à une crise de revente (ou pire, à un ménage de printemps genre benne. J’ai honte.) Ceci dit, mes chéris résistent à tout (mes Pléiades, mes Dickens, Confiteor, 2666, j’en passe…) et sont toujours là.

28. Connais-tu la règle de la page 99 ? Et si oui, est ce que tu l’appliques parfois à tes lectures ?
Oui je connais vaguement cette « règle » mais ne l’applique jamais, non. J’accroche ou pas à un roman dès les premières pages, et sauf raison extérieure de continuer (je me suis engagée à le chroniquer ou quelqu’un dont j’estime l’avis est enthousiaste), j’abandonne au bout d’une cinquantaine de pages. Ceci dit, il m’est déjà arrivé de changer complètement d’avis sur un roman dans son dernier tiers, je devrais donc me montrer bien plus persévérante, si j’étais logique (ce qui se saurait).

29. Quel est, parmi toutes tes lectures, ton « méchant » préféré ?
« It ». Le « ça » de la trilogie de St. King.

30. Que penses-tu des challenges littéraires ?
Beaucoup trop contraignant.

31. Quel est le livre que tu as le plus détesté ?
Ben comme si je n’accroche pas, j’abandonne, même ceux qui ne me plaisent qu’à moitié, si je les lis jusqu’au bout, je ne les déteste pas ! Dans mes échecs répétés, il y a « La chartreuse de Parme« , je tente de le lire régulièrement et tout aussi régulièrement je le vire au tiers. Pas moyen. Pas encore, disons.

32. Ton dernier coup de cœur littéraire ?

Il est pour Philip Roth et il est si important que je m’octroie le luxe de lire des petits morceaux de plusieurs de ses romans, je pioche sur le net aussi dans l’immensité des articles, billets, vidéos qui lui sont consacrés, et tout ça mûrit lentement, infuse (comme dirait Daphné du Maurier ;)), se mélange, n’aboutit sur rien de concret et m’offre des petits moments enchantés à moi toute seule, très égoïstement. Je le découvre, je l’apprivoise, j’ai tout le temps du monde pour le lire.

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