I don’t want to seem vain in any way – of course I know that in comparison with you young people I’m not clever at all – Raymond writes this very modern books all about rather unpleasant young men and women – and Joan paints those very remarkable pictures of square people with curious bulges on them – very clever of you, my dear, but as Raymond always says (only quite kindly, because he is the kindest of nephews) I am hopelessly Victorian.

DA

Miss Marple’s Final Cases Agatha Christie

Harper 2002, 240 pages

Dame Agatha, je l’ai dévorée dans mon âge tendre. Je n’aurais pas eu l’idée de la relire à présent mais c’était sans compter sur le charmant « que le diable la patafiole » de Madame Yue Yin. Ca vaut peut-être la peine de la lire en VO, ai-je glissé à ma belle-fille incidemment installée à Londres : et hop, me voici devant un joli petit nombre de poches anglais délicieux (rien de tel que la famille). « Miss Marple’s Final Cases » est un recueil de neuf nouvelles publié en 1979 (parution posthume, donc) (traduit sous le titre « Miss Marple tire sa révérence » en intégrale au Masque). C’est extrêmement plaisant à lire (niveau d’anglais très facile), et deux des nouvelles flirtent avec le Fantastique (ce qui m’a étonnée), notamment « The Dressmaker’s Doll » qui entretient à merveille une atmosphère inquiétante. Miss Marple se montre dans les sept autres égale à elle-même, c’est-à-dire douée d’une perception logique admirable qu’elle minimise sans cesse en se réclamant « seulement » fine observatrice de la nature humaine. Dans le format de la nouvelle, elle a eu en permanence une longueur d’avance sur moi, mais c’est que la place manquait pour véritablement exposer les détails au lecteur; facile pour elle, qui est derrière la plume, aux premières loges 😉 C’est réconfortant comme un bon mug (Penguins / Dickens) d’excellente menthe (Pukka three mint, qui vous fera oublier toutes les autres tisanes tellement c’est bon). Vive l’Angleterre, vivent les nouvelles, et vive Dame Agatha !

Mint

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