« Je me suis toujours demandé pourquoi les gens qui vous aiment vous offrent des photos sur lesquelles ils sont superbes et vous pas tant que ça.« 

Schultz

Les BlondesEmily Schultz

Editions Alto, 2014, 502 pages, & editions Asphalte, 2015

Traduit de l’anglais (Canada) par Eric Fontaine

Hazel raconte à rebours. Elle est totalement seule dans un chalet rudimentaire au Canada, et elle s’adresse à la petite fille qui se prépare à sortir bientôt de son ventre. Elle dresse méticuleusement la liste très détaillée de tout ce qui s’est passé depuis qu’elle a pris connaissance du résultat du test de grossesse, déjà très seule dans une petite chambre d’un hôtel New-Yorkais… Un roman qui m’a agrippée dès ses premières pages et qui a su maintenir la tension jusqu’à la dernière phrase (celle que j’ai mise en titre). Emily Schultz (dont c’est le troisième roman) a réussi à beaucoup me surprendre : c’est un mélange de thriller-roman catastrophe-roman sociologique, et c’est réussi ! Il y est beaucoup question de cheveux, d’une mystérieuse pandémie (liée), et la personnalité de l’héroïne est intéressante, parce qu’elle ne se rend jamais tout à fait compte de la réalité des choses. Sans doute l’éclectisme des points abordés amoindrit-il un chouïa l’efficacité finale, mais on a tout de même très envie d’en savoir plus en permanence.

 

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