« Comme c’est révoltant de n’avoir qu’une seule vie, se dit Szacki, et que celle-ci nous lasse si vite. Une chose est sûre, pensa-t-il en redémarrant la voiture, j’ai besoin de changement. J’ai une putain d’envie de changement.« 

Miloszewski

Les ImpliquésZygmunt Miloszewski

Mirobole éditions 2013 & Pocket 2015, 473 pages

Traduit du polonais par Kamil Barbarski (Uwiklanie, 2007)

Varsovie, 2005. Notre héros est un procureur de la République, 35 ans (bientôt 36), mal payé, bien marié, papa d’une petite mignonne de sept ans. En se chargeant d’une affaire de meurtre, il met le pied dans le monde des thérapeutes – et plus précisément dans celui de la thérapie de groupe appelée « Constellation familiale ». Son enquête débouche rapidement sur quelque chose d’énorme, tandis qu’il se débat avec une crise de la quarantaine un poil précoce mais néanmoins costaude. Sans crier au chef-d’oeuvre, on apprécie la plongée dans la Pologne de 2005, les considérations très quotidiennes et l’énergie qui se dégage de ces pages qui appellent à être lues d’une traite. La résolution du cas proprement dite m’a tout de même semblé quelque peu pataude, ou disons tortueuse. C’est le premier thriller de l’auteur ceci dit, il avait écrit un roman d’horreur auparavant. Impressions à confirmer ou infirmer en lisant « Un fond de vérité » qui paraît ce mois-ci. A suivre…

« Papa, pourquoi j’ai pas droit à un anniversaire au Mcdo ?

– Et pourquoi tu ne dors pas encore ? répliqua-t-il dans un éclair de lucidité.

– Parce que maman ne me l’a pas encore demandé.

– Sérieusement ? »

Dans le salon, un fauteuil grinça.

« Cette gosse ment avec autant d’aplomb que toi ! » cria Weronika du fond de l’appartement.

Szacki considéra son enfant qui se tenait dans le vestibule avec une mine angélique.

« Je ne mens jamais, chuchota-t-il.

– Moi non plus, chuchota-t-elle.« 

D’autres avis : Yan, Sandrine, Claude, …

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