Moi, BDGuillaume Bouzard

Fluide glacial, 2014, 63 pages

Bouzard

Recueil de planches parues dans le magazine Fluide glacial, ces soixante-trois pages de Guillaume Bouzard sont des plus sympathiques : alors qu’il ne cesse (comme dans ses « autobiography of me too« ) de se présenter sous un jour mi-fanfaron (l’homme qui donnait la main pour vêler, rentrer les vaches, descendre un chaton d’un arbre, ferrer un sabot de cheval, découcher un égoût – j’en passe) mi-procrastinateur en jogging lâche au cancer « d’été » récurrent, l’auteur apparaît en réalité furieusement normal, et c’est réjouissant. Ainsi, à l’aube de la parution de sa première saga chez Dargaud, il apprend 3 jours avant la date fatidique que : « Donc si je résume, mes 12.000 albums sont partis au pilon en sortant de l’imprimerie. Et si j’ai bien compris, (tu m’arrêtes si j’ai faux), à la relecture, vous aviez pas vu qu’il y avait deux fois la même page… Oui, c’est vrai que vous n’étiez que quatre à relire… Tu ne verras pas d’inconvénient à ce que je dise que vous êtes une belle brochette de branques. » Des planches diverses où il explore la quotidienneté du métier d’auteur de BD (très impliqué dans la vie de son petit village) et où il force le trait de sa naïveté, par exemple dans le voyageur temporel qu’il est persuadé d’avoir côtoyé (et l’épilogue est vraiment chouette, tout est rendu dans le dessin, on « sent » en une case les sentiments des deux protagonistes). Bon moment !

Bouzard pl

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