L’équation du tempsPierre-Luc Landry

Editions Druide, collection écarts, 2013, 226 pages

Landry

Quand j’ai lu la 4° de couv à la bibliothèque, je n’ai strictement rien compris ( (…) L’équation du temps raconte l’histoire d’Emile, de Francis et d’Ariane, trois personnages gouvernés par les pôles magnétiques à la fois du néant et de la transcendance (…)) mais c’était un roman québécois pas bien épais et il n’en fallait pas plus pour que je le tente : j’ai bien fait. Je ne crois pas pour autant avoir compris l’intention de l’auteur – ni vraiment cette histoire d’équation du temps – mais j’ai savouré l’épaisseur que gagnent peu à peu les personnages et en fait j’ai immédiatement eu envie de suivre leur parcours. On rencontre Emile alors qu’il est adolescent, dans une petite île canadienne, et ça ne va pas du tout pour lui. Son prof de français, Francis, l’aide un peu. Il tombe sur des lettres  envoyées par Ariane. Retour sur la rencontre d’Ariane et Francis, puis saut de quelques années et nous voici à Montréal, Emile est adulte, Francis a donné RDV à Ariane à Vancouver (après quelques années à Paris) et alors qu’elle s’y rend en un voyage en bus de 3 jours il lui arrive quelque chose… La parole est donnée à chacun, et sans que je sache bien l’expliquer ils nous sont tous trois très vite proches. Les nombreuses références à la littérature sont très agréables, les endroits évoqués plaisants, on file le long des pages en se faisant surprendre par les évènements, tout sonne juste. Bien aimé ! Jules aussi.

 

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