« Les voyages de Daniel Ascher » – Deborah Levy-Bertherat

Rivages, 2013, 186 pages

Levy-Bertherat

Nous sommes en 1999. Cette année-là, l’univers d’Hélène s’ouvre un peu : en poursuivant ses études d’archéologie à Paris, elle rencontre Guillaume (il y aura plus car affinités), s’occupe de son petit voisin Jonas et fait la réelle connaissance de l’oncle de son père, qui l’héberge. Ce Daniel, ce n’est pas qu’elle ne l’ait jamais aimé, mais il l’a agacée assez rapidement, toujours excessif, les rares fois où il se joignait aux réunions de famille, toujours à faire le pitre à la table des enfants. Sympa aussi, gentil, mais elle a fait une sorte de blocage et par exemple n’est jamais allée au-delà du chapitre trois du premier tome de sa série, La Marque noire. Il faut savoir que cette Marque noire, ça cartonne depuis des lustres ! Série pour enfants de romans d’aventures qui en est au 23° tome, elle semble faire l’unanimité et Hélène ne comprend pas vraiment, en fait, pourquoi elle a refusé de la lire avec tant d’obstination. En tirant sur ce fil, en apprenant à mieux connaître Daniel, elle va mettre graduellement au jour une histoire à la fois belle et très difficile… Certes, c’est le thème déjà tellement exploité du secret de famille qui est ici décliné, avec racines plongées dans la seconde guerre mondiale; mais la manière de raconter est délicate et moderne, Hélène est un personnage intéressant dont on prend plaisir à suivre les avancées. Un premier roman réussi qui donne envie de suivre l’auteur à l’avenir.

C’est Charlotte qui m’a donné envie.

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