« Carmen (Nevada) » –  Alan Watt

Editions du Masque poche, 2013, 279 pages & Gallimard 2003

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laëtitia Devaux (Diamond Dogs, 2000)

Watt

Il a dix-sept ans et son père est le shérif local. Il a un avenir dans le foot et un ami de longue date. Un soir, il picole plus que de raison et sur la route du retour renverse et tue un jeune garçon. Sur l’impulsion du moment, il enfourne le corps dans le coffre. Il n’aura pas l’occasion de réfléchir à ce qu’il doit/devrait/va faire : son père fait disparaître le corps le lendemain. Débute alors l »enquête sur la disparition du jeune garçon, et Neil la vit dans ses tripes… Un premier roman puissant qui parvient à rendre compte d’une multitude de sentiments mêlés, et qui tient son lecteur serré entre ses griffes. On discerne rapidement que le problème de Neil, ce qui lui tord le coeur et le cerveau, c’est son père, mais pourquoi exactement ? Les méandres de la culpabilité sont explorés avec insistance et justesse, sur une tonalité taciturne et vibrante à la fois. C’est très court, mais le texte est si fort que l’impression sera durable. Envoûtant.

Clarabel en parlait très très bien en 2005.

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