Chers voisinsJohn Lanchester

Plon, collection Feux croisés, 2013, 567 pages

Traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff avec la collaboration de Suzy Borello (Capital 2012)

chers voisins

C’est un gros roman par la taille mais sa lecture entre dans la catégorie des purs divertissements : en plaçant son (ou plutôt ses) intrigue(s) dans un Londres contemporain (et donc multi-ethnique), John Lanchester explore avec bonheur plusieurs genres en tenant le défi de tous les réussir. Les habitants d’une seule et même rue sont harcelés par des messages anonymes (dans un premier temps, puis ça se corse) (et donc ici polar), ce qui nous donne l’occasion de les côtoyer d’un peu plus près (roman choral), ils sont tous d’origines très diverses (portraits sociétaux et culturels), certains vont tomber amoureux (love story) et on pourrait continuer à décliner les thèmes encore (l’art, la finance, l’émigration, j’en passe). Forcément c’est un peu survolé (donc clichesque) mais ça tient debout, le style est neutre mais l’action nous entraîne, et j’ai connu avec ce Chers voisins ce qui ne m’arrive pas si souvent : la perte de notion du temps; j’aurais juré avoir lu une petite heure quand PLUS DE QUATRE venaient de s’écouler ! A la bourre, donc, ensuite, mais ravie-ravie-ravie (je crois que ce doit être mon phénomène préféré au monde). Pas marquant non plus, point n’exagérer ne faut, mais vraiment agréable.

Elles en sont d’accord : Clara et Cathulu (la tentatrice, avec ses mots magiques : Londres, bon gros roman, personnages attachants) (quoique polonais c’est pas mal aussi ;))

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