Ces choses que nous n’avons pas vues venirSteven Amsterdam

Albin Michel 2011 & Folio SF 2012, 215 pages

Traduit de l’américain par Valérie Malfoy

Amsterdam

Du postapo en live : tout commence le 31 décembre 2000, quand le père, d’une inquiétude jugée paranoïaque, embarque de quoi survivre pour passer le réveillon en pleine nature, et en hauteur. A partir de là et jusqu’à sa mort, nous suivons notre narrateur, tandis qu’à chaque chapitre quelques années se sont écoulées; jamais il ne nous dira exactement ce qui s’est passé mais nous le déduisons plus ou moins des différentes façons qu’il trouve pour survivre. Toujours en mouvement et – c’est notable – avec le perpétuel souci de rester fidèle, à sa façon et dans la mesure du possible, à une certaine humanité, à des valeurs, il se débrouille pour survivre, en vrac : aux pluies diluviennes, à la sécheresse, aux insectes mutants, à la faim, à la sauvagerie, aux nombreuses maladies ou à la décadente opulence pour quelques nantis. Le tableau en arrière-plan tient bien sûr de la vision de l’apocalypse religieuse mais on ne peut pas ignorer non plus la part très significative du monde des affaires (et par là j’entends finance et politique, profit indigne etc.). C’est court et ramassé mais tout y est, sans omettre les pointes d’humour ou de sentiments et l’épilogue est d’une douceur paradoxale. Impressionnant.

Nebal en parle plus en détail, tout en étant plus circonspect.

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