Sombre dimancheAlice Zeniter

Editions Albin Michel, 2013

zeniter

Prix du Livre Inter 2013, signifiante recommandation s’il en est (je peux flagorner, ça fait des lustres que je ne postule plus, ras-le-bol de me casser les dents), je peux bien avouer que j’ai entamé cette lecture (encore offerte par la mirifique toulousaine, merci Yue) bardée de mauvaise foi, prête à tout dégommer, pas super confiante en la maison d’édition, faut dire aussi. Mais pas moyen, ce roman est bon, que voulez-vous, il mérite son prix et ses lecteurs ! (Les 2 autres prix, heu bon, nan rien.)

Nous sommes dans une petite maison coincée au bord des rails, à Budapest, dans une famille à la fois typiquement hongroise et maudite par le sort (nous verrons comment). A leurs côtés nous traversons le XX° siècle, par petites touches, avec une pénétration de plus en plus grande des évènements et des personnalités. C’est puissamment évocateur (par exemple (- et minuscule, l’exemple ), moi, les cigarettes fumées la nuit dehors, le rituel qui s’installe et les ronds de fumée, j’y étais, mais complètement !), on a plusieurs fois le sentiment de pouvoir saisir l’essence du « génie hongrois », en tout cas d’une partie de son âme, on se sent rejoindre le narrateur sur nombre de ses pensées, on est suspendus à chaque page, avides et heureux de découvrir la suivante.

Mais encore une fois, c’est triste, je vous préviens. Triste et beau. Mais triste. (Mais beau). (J’arrête).

Petit tour des avis : Un chocolat dans mon roman, Delphine à Paris, Tioufout, Yv, Zarline, Valou, Pierre Darracq, Ingannmic, Nina, La ruelle bleue,

L’auteur en parle elle-même (vidéo) (4 mn 22)

 

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